ALGER (TAMURT) – Quelques jours seulement après la disparition de Boualem Boualem, directeur de cabinet du président algérien Abdelmadjid Tebboune, la Présidence algérienne a annoncé, ce jeudi 08 octobre, le décès d’une autre personnalité de premier plan. Il s’agit de Hamid Lounaouci, conseiller du président Tebboune, décédé à l’âge de 71 ans. La succession de ces deux pertes au sein du premier cercle présidentiel alimente les commentaires et les interrogations dans la classe politique et l’opinion publique.
La Présidence algérienne a annoncé, ce jeudi 08 octobre, la disparition de celui qui occupait depuis juin 2021 les fonctions de conseiller chargé notamment des organisations non gouvernementales et des questions liées aux droits de l’homme. Ancien député, ex-ministre des Transports et figure connue de la mouvance démocratique kabyle, Hamid Lounaouci avait traversé plusieurs étapes majeures de la vie politique algérienne.
D’abord militant au sein du Front des Forces Socialistes (FFS), puis cadre du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), deux partis politiques kabyles, il avait ensuite rejoint les institutions de l’État algérien avant d’être nommé conseiller présidentiel, au moment où la répression du régime algérien battait son plein en Kabylie. Cette disparition intervient dans un contexte particulier. Elle survient à peine trois jours après le décès de Boualem Boualem, figure influente de la Présidence et directeur de cabinet du chef de l’État, décédé le 5 octobre 2026, ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations.
En effet, l’enchaînement de ces deux décès en moins d’une semaine intervient dans un contexte marqué par des rivalités réelles ou supposées entre différents centres d’influence au sein du système politique algérien.
Sur les réseaux sociaux comme dans certains cercles politiques, plusieurs observateurs s’interrogent sur les conséquences de ces disparitions pour les équilibres internes du pouvoir algérien. Par ailleurs, perçu par des militants indépendantistes kabyles comme un relais du pouvoir central en Kabylie, on a reproché à Hamid Lounaouci notamment son silence lors de crises ayant touché la Kabylie, comme les incendies de 2021.
Arezki Massi


