Nadia Moussaoui condamnée à un an de prison avec sursis et remise en liberté

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2013
Nadia Moussaoui
Nadia Moussaoui

TUVIRETT (TAMURT) – Le tribunal de M’Chedallah a condamné, ce mardi 22 septembre, l’enseignante de tamazight Nadia Moussaoui, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Tamazight Moussaoui », à une peine d’un an de prison avec sursis. Placée en détention provisoire depuis le 6 septembre dernier, elle a été remise en liberté à l’issue du verdict et a pu retrouver sa famille, notamment ses enfants.

L’affaire avait suscité, en Kabylie, une vive émotion dans les milieux éducatifs, culturels et parmi les défenseurs des libertés publiques. Nadia Moussaoui, enseignante de langue amazighe au lycée Aliane-Hmimi de Chorfa, était poursuivie à la suite d’une vidéo diffusée en juillet dans laquelle elle expliquait les raisons de son choix de boycotter les élections législatives du 2 juillet 2026. Selon les informations communiquées par sa défense, les poursuites s’appuyaient sur les dispositions de la loi électorale relatives à l’entrave ou à l’influence des opérations électorales.

Lors de son procès, tenu le 16 septembre devant le tribunal de M’Chedallah, le parquet avait requis une peine de deux ans de prison ferme. Les avocats de l’enseignante avaient, de leur côté, plaidé la liberté d’expression, estimant que l’expression publique d’une opinion politique, même critique à l’égard d’un scrutin, ne saurait constituer en elle-même une infraction pénale. Le tribunal avait alors mis l’affaire en délibéré avant de rendre sa décision ce mardi.

L’annonce du verdict a été accueillie avec soulagement par les proches de l’enseignante et par les nombreux internautes qui avaient exprimé leur soutien au cours des derniers jours. Si la condamnation reste inscrite au jugement, la peine prononcée avec sursis met fin à sa détention et lui permet de retrouver immédiatement les siens.

Figure connue de la promotion de la langue amazighe, Nadia Moussaoui s’est forgé une importante audience grâce à ses contenus pédagogiques diffusés sur les réseaux sociaux et sur sa chaîne YouTube. Elle y propose des cours de tamazight, des ressources éducatives ainsi que des contenus consacrés à la valorisation de la culture et du patrimoine amazighs.

Arezki Massi

2 Commentaires

  1. Grande sera la joie, sans doute, de toute la Kabyle pour fêter cette victoire… Un an avec sursis… pour n’avoir rien fait. Au lieu d’une relaxe, des excuses et une indemnisation pour préjudices causés, on la lâche avec le poids d’un an de prison, qui sera consigné dans son casier judiciaire et probablement utilisé, plus tard, pour la licencier, l’écarter de pas mal d’offres d’emploi… Y avons-nous seulement pensé ?

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