Verdict attendu ce mardi dans l’affaire de l’enseignante de tamazight Nadia Moussaoui

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Tamazight Moussaoui
Tamazight Moussaoui

CHORFA (TAMURT) – Le tribunal de M’Chedallah, dans e département de Tuvirett (Bouira), en Kabylie, doit rendre ce mardi 22 septembre son verdict dans l’affaire de Nadia Moussaoui, enseignante de langue amazighe et créatrice de contenus connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Tamazight Moussaoui ». Le parquet a requis à son encontre une peine de deux ans de prison ferme, à l’issue de son procès tenu le 16 septembre dernier.

L’affaire a suscité un élan de soutien en Kabylie et au sein des défenseurs des libertés publiques. Placée en détention provisoire depuis le début du mois de septembre, Nadia Moussaoui est poursuivie à la suite d’une publication diffusée sur Facebook en lien avec les élections législatives du 2 juillet 2026. Selon plusieurs sources, les poursuites sont fondées sur des dispositions de la loi électorale relatives à l’entrave aux opérations électorales.

Lors de l’audience du 16 septembre, le ministère public a demandé une peine de deux années d’emprisonnement. La défense a, pour sa part, plaidé l’acquittement, estimant que les faits reprochés relèvent de l’expression d’une opinion personnelle et ne sauraient constituer une infraction pénale. Les avocats de l’enseignante ont notamment soutenu que la liberté d’expression est un droit fondamental protégé par la loi.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire a pris une dimension symbolique en raison du profil de la prévenue. Enseignante de tamazight au lycée de Chorfa, dans le de Tuvirett, Nadia Moussaoui est connue pour son engagement en faveur de la promotion de la langue amazighe. À travers ses réseaux sociaux, sa chaîne YouTube et ses contenus pédagogiques, elle s’est imposée comme l’une des figures les plus suivies dans le domaine de l’enseignement du tamazight et de la valorisation du patrimoine culturel kabyle.
Plusieurs organisations et personnalités ont exprimé leur inquiétude face à cette affaire. Des associations de défense des droits humains et des militants de la société civile considèrent que ce dossier soulève des interrogations sur la liberté d’expression et sur la place du débat politique sur les réseaux sociaux.

Le verdict attendu ce mardi sera donc suivi avec une attention particulière, aussi bien par les proches de l’enseignante que par de nombreux observateurs, des défenseurs des droits de l’homme et des militants politiques.

Arezki Massi

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