Répression anti-kabyle : Le militant indépendantiste Belaid Amarkhodja quitte la prison algérienne après avoir purgé une peine de 3 ans

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Belaid Amarkhodja
Belaid Amarkhodja

ALGER (TAMURT) – Considéré comme l’un des leaders politiques kabyles, Belaid Amarkhodja a retrouvé sa liberté et sa Kabylie natale, ce jeudi 27 juin, après avoir purgé une peine injuste de 3 ans de prison ferme dans les geôles algériennes de Koléa. Il a été jugé dans le même dossier que Hocine Azem (URK), Hamou Boumedine, Boussaad Becha et Bouaziz Ait Chebib.

Tout a commencé en juin 2021 lorsque Belaid Amarkhodja et ces quatre autres militants politiques kabyles ont été arrêtés dans le cadre de la répression sans précédent contre la Kabylie enclenchée par le régime algérien il y a plus de trois ans. Leur dossier judiciaire a débuté au niveau du tribunal de Draa El Mizan (Tizi Wezzu) avant son transfert au pôle pénal du tribunal de Sidi M’hamed (Alger), où de graves et farfelues accusations de terrorisme en lien avec l’article 87 bis du code pénal algérien ont été formulées à l’encontre de ces militants politiques, dont le pacifisme est connu et reconnu de tous. Lors du procès en appel, qui s’est déroulé en juillet 2023, le parquet avait requis au terme de son réquisitoire de lourdes peines allant de 03 à 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de ces militants kabyles.

Finalement Hocine Azem, qui milite au sein de l’Union pour la République Kabyle (URK), Hamou Boumedine et Boussaad Becha ont été acquittés, alors que Bouaziz Ait Chebib a été condamné à une peine de 2 ans de prison dont 1 an avec sursis et à 50 000 DA d’amende pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » (article 79 du code pénal).

Pour sa part, Belaid Amarkhodja a écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme et 50 000 DA d’amende pour « outrage à fonctionnaire », « offense au prophète de l’islam », « incitation à la haine parmi les citoyens en prônant la violence » et « diffamation ».

Des charges fabriquées de toutes pièces par les services secrets algériens, qui instrumentalisent la justice pour justifier la répression contre les militants kabyles. Le seul tort de Belaid Amarkhodja et ses camarades est d’aimer la Kabylie et d’avoir revendiqué leur kabylité.

Aksil K.

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