ALGERIE (TAMURT) – La chambre pénale de la Cour d’Alger a rejeté, ce mercredi 19 août, la énième demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense de l’ancien président de la JS Kabylie (JSK), Chérif Mellal, maintenant ce dernier sous mandat de dépôt et renvoyant son procès au 09 septembre prochain.
Incarcéré depuis janvier 2023, Chérif Mellal a déjà passé plus de trois années et demie en détention préventive à la prison de Koléa. Une détention préventive exceptionnellement longue. Malgré les multiples recours de ses avocats contestant la durée excessive de son incarcération sans jugement définitif sur certains volets de son dossier, les juridictions ont systématiquement refusé sa remise en liberté.
Pour ses partisans, ses proches et une partie de l’opinion publique kabyle, les poursuites engagées contre l’ancien patron des Canaris ne relèvent pas du droit commun mais d’une machination orchestrée par les services de sécurité algériens pour le destituer de la tête de la JSK et le remplacer par une direction assujettie au régime d’Alger.
En effet, l’éviction de Mellal de la direction de la JSK (intervenue sous forte pression en 2021) puis son incarcération visaient à briser une figure dissidente et très médiatique, rétive au contrôle étatique sur le club le plus populaire et symbolique de Kabylie, afin de reprendre la main sur la gestion politique et économique de l’institution sportive. La défense de Cherif Mellal a dénoncé un dossier monté de toutes pièces, pointant du doigt l’instrumentalisation de chefs d’accusation d’ordre sécuritaire et financier pour justifier.
l’élimination de la scène publique d’un dirigeant qui refuse à ce que la JSK soit vidée de son âme kabyle. L’audience du 9 septembre prochain s’annonce comme une nouvelle étape d’un feuilleton judiciaire perçu par beaucoup comme éminemment politique.
Arezki Massi



Ils vont le balader comme ça, plusieurs années, en détention arbitraire sans fin et puis, le jour où ils en auront assez, il organiseront un semblant de procès et le comdamner exactement aux nombre d’années qu’il a déjà passées en détention. Plus cynique que ça tu meurs!
Ceci n’est valable, évidemment, que s’ils ont décidé de le libérer un jour. Car une autre alternative est tout aussi posisble : le faire « patienter » jusqu’à ce qu’il meurt en détention. Et la question se réglera d’elle-même.