Harraga : 18 embarcations algériennes secourues au large des côtes espagnoles

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18 embarcations algériennes secourues au large des côtes espagnoles
18 embarcations algériennes secourues au large des côtes espagnoles

ALGERIE (TAMURT) – Dix-huit embarcations de fortune, parties des côtes algériennes pour traverser clandestinement la Méditerranée, ont été secourues au cours des dernières vingt-quatre heures par les garde-côtes espagnols, rapportent les médias ibériques et européens.

Chaque embarcation transportait entre dix et vingt-cinq personnes. Pris en charge par les autorités espagnoles, ces migrants communément appelés harraga reçoivent généralement des soins et un hébergement temporaire de quelques jours à quelques semaines avant d’être remis en liberté

La quasi-totalité d’entre eux tente ensuite de rejoindre la France, tandis que d’autres se dirigent vers la Belgique ou le Royaume-Uni. Parmi les rescapés figurent des femmes et de jeunes enfants, originaires de plusieurs régions d’Algérie, notamment de Kabylie.

Des complicités passives

Ces dix-huit embarcations ont pris la mer depuis des plages aménagées pour ces départs clandestins. Une telle logistique s’organisant en une seule nuit soulève des questions sur la passivité des autorités locales. La Marine algérienne est notamment soupçonnée de fermer les yeux sur un trafic d’une telle ampleur.

Pour le moment, Madrid ne semble pas vouloir formuler de plainte officielle auprès d’Alger. Cette réserve s’explique en partie par le fait que la majorité des clandestins ne s’attarde pas sur le sol ibérique et transite rapidement vers l’Hexagone.

Un business lucratif sur fond de désespoir

Le flux d’Algériens fuyant clandestinement le pays se compte par centaines chaque jour, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont favorables. Pour entreprendre ce voyage hautement périlleux, chaque passager doit débourser entre 1,5 et 2 millions de dinars. Une fortune investie dans l’espoir de s’installer en Europe, quitte à y vivre dans l’illégalité et la précarité.

Le phénomène traduit un profond malaise social, comme l’illustre l’histoire récente de ce jeune couple ayant fui la région d’Oran à bord d’une embarcation de fortune, une semaine seulement après ses noces.

Idir Yatafen

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