L’intolérance persiste en Algérie : Les non-jeûneurs mangent toujours en cachette

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non-jeûneurs
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ALGÉRIE (Tamurt) – Le mois de ramadan a commencé ce jeudi 17 mai et à l’instar de chaque année, le même climat d’intolérance généralisé a été constaté tout au long de cette première journée où les non-jeûneurs en Algérie en général et en Kabylie en particulier, ont été contraints, une fois de plus une fois de trop, de se cacher pour manger ou boire.

Rien donc n’a vraiment changé et la même ambiance de non acceptation de l’autre continue à être la règle dans un pays complètement gangrené par l’islamisme et l’idéologie arabo-islamique. Les non-musulmans, qu’ils soient athées, chrétiens, juifs ou simplement les étrangers sont contraints, à chaque fois qu’ils ont envie de se mettre quelque chose sous la dent, de chercher un endroit, loin de tous les regards menaçant et pleins de haine. Car, si on venait à attraper quelqu’un en train de manger ou de boire, la règle établie est tout simplement de le lyncher.

On l’a vu et vérifié à maintes reprises durant les années précédentes et désormais, les non-jeûneurs ne prennent plus ce risque hormis dans des localités où la peur a changé de camp. Et malheureusement, elles ne sont pas nombreuses. En plus des catégories suscitées, on ne faut pas oublier de parler des millions de malades chroniques (hypertendus, diabétiques…) qui ne doivent pas faire carême quand bien même ils seraient des musulmans, et ce, sur conseil de leurs médecins. Même pour prendre leur traitement, pendant la journée, ces malades sont obligés de se cacher et de prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas se faire attraper par les gardiens du Temple musulman.

La sempiternelle question qui se pose et à laquelle les concernés ne donnent jamais de réponse est : en quoi quelqu’un qui n’observe pas le jeûne par conviction ou pour une tout autre raison dérangerait quelqu’un qui l’observe par conviction ? Logiquement aucune. A moins que ceux qui jeûnent, et qui sont dérangés par ceux mangent et boivent, ne le font pas par conviction. Auquel cas, ils sont vraiment nombreux, voire majoritaire, au point d’imposer un tel climat de dictat et de terreur.

Tarik Haddouche