LAGHOUAT (TAMURT) – Les islamistes en Algérie dominent de plus en plus les administrations et imposent progressivement leur vision dans pratiquement tous les secteurs.
Dans une cité universitaire de la ville de Laghouat, dans le sud algérien, l’administration a carrément publié une note obligeant toutes les étudiantes à porter le voile islamique ainsi que des tenues vestimentaires dites « correctes ». C’est le directeur de la cité universitaire qui a signé et rendu publique cette note.
Cette décision a créé une large polémique, notamment sur les réseaux sociaux. Ceux qui contestent la décision du directeur de la cité universitaire de Laghouat insistent sur le fait que ce responsable n’a aucune prérogative pour imposer le voile islamique aux étudiantes. Sous la pression, la note en question a finalement été retirée. Cependant, les agents de sécurité de cette cité universitaire continuent, selon plusieurs témoignages, à faire pression sur les étudiantes afin de les obliger à porter le voile.
« On dirait des talibans afghans. Ces agents de sécurité, qui sont payés par l’État pour assurer notre sécurité, se permettent de nous faire la morale. Comment un simple agent de sécurité peut-il faire la morale à des filles instruites ? », se demande une étudiante de Laghouat, qui dénonce également le harcèlement quotidien subi par les étudiantes à l’université.
Malheureusement, le directeur concerné bénéficie d’un large soutien sur les réseaux sociaux, tandis que le silence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique face à de tels abus de pouvoir en dit long sur le poids des islamistes dans les institutions algériennes.
Tôt ou tard, l’Algérie devenira une république islamique pire que toutes les autres.
Idir Yatafen



Le plus fascinant dans cette histoire, c’est la vitesse incroyable avec laquelle certains responsables algériens passent du statut de simple fonctionnaire à celui de ministre officiel du comportement féminin.
Un directeur de cité universitaire qui impose le voile? Magnifique. Demain peut-être un surveillant de parking publiera une fatwa sur la longueur des manches, pendant qu’un gardien d’immeuble expliquera la jurisprudence islamique entre deux rondes de nuit.
Et après ça, on ose encore parler d’université moderne en 2026. Une université où des agents de sécurité payés avec l’argent public passent plus de temps à inspecter les foulards qu’à assurer la sécurité réelle des étudiantes. C’est vrai qu’entre lutter contre le harcèlement, améliorer les résidences universitaires ou garantir les libertés individuelles la priorité nationale était clairement la police textile.
Le plus révélateur reste surtout le silence du ministère. Quand une note illégale disparaît officiellement mais continue d’être appliquée officieusement par intimidation, cela veut tout dire. En général, quand un abus dérange réellement le pouvoir, il est condamné immédiatement. Là, silence radio. Donc le message implicite devient: Officiellement non mais officieusement continuez.
Et puis ce soutien massif sur les réseaux sociaux montre un autre problème: beaucoup dénoncent les Talibans afghans tout en applaudissant exactement les mêmes méthodes lorsqu’elles sont emballées avec un drapeau algérien.
Le plus ironique dans tout ça? Certains prétendent encore que ceux qui s’inquiètent de l’islamisme exagèrent. Bien sûr. Une administration qui tente d’imposer une tenue religieuse à des étudiantes adultes, ce n’est sûrement pas un signe inquiétant. Probablement juste un projet pédagogique. La prochaine étape sera peut-être le contrôle des coupes de cheveux au nom de la science académique.
Et au rythme où vont les choses, peut-être que l’objectif ultime de ces pseudo-recteurs sera simplement d’interdire totalement les études aux femmes. Comme ça, plus besoin de débattre des tenues, des foulards ou de la moralité des étudiantes. Problème réglé. Exactement la méthode des Talibans: quand une femme étudie, travaille ou réfléchit librement, cela devient soudainement un danger civilisationnel.
À ce rythme-là, certaines universités risquent bientôt de ressembler moins à des centres de savoir qu’à des auditions pour intégrer le ministère de la Vertu et de la Moralité.