ALGERIE (TAMURT) – Le ministère algérien de la défense continue toujours de verser les salaires aux membres de la milice du Polisario. Une milice composée essentiellement de Sahraouis, mais aussi d’un nombre important de militaires algériens.
Même si la communauté internationale et l’ONU ont décidé de régler le litige définitivement, en accordant une large autonomie aux régions sahraouis, Alger continue d’attiser le feu et de financer la milice du Polisario, considérée par certains pays comme une organisation terroriste.
Les salaires des membres de cette milice, plus de 15 000 soldats, sont verses chaque mois par le ministère algérien de la défense. Personne ne connaît le prix exacte qui échappe à tout contrôle constitutionnel. Pourtant il s’agit des impôts payés par de simples algériens. La révélation de ces paiements n’est pas vraiment un secret. Des députés pourtant proche du régime murmurent dans les couloirs du parlement algériens que « le moment est venu pour mettre fin au gouffre financier du Polisario qui perdure depuis 1970 », nous révèle un député Kabyle.
Pourtant l’Algérie prend part aux négociations menées par lONU concernant le processus de mise en œuvre d’une large autonomie pour les sahraouies, écartant définitivement le référendum d’autodetermination.
« Continuer à financer les milice et les dirigeants du Polisario constitue un risque pour l’Algérie de se voir attaquée par des alliés du Maroc, notamment les USA et Israël », estime le parlementaire algerien.
Idir Yatafen


