ALGÉRIE (TAMURT) – Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a fixé la date des prochaines élections locales. Le corps électoral a officiellement été convoqué pour le renouvellement des assemblées locales, prévu le 28 novembre prochain, soit dans environ trois mois.
Le scrutin s’annonce particulièrement disputé en Kabylie. Après avoir boycotté les élections locales de 2021, le RCD a décidé de participer à cette échéance. Le retour de Saïd Sadi, qui envisage de prendre part au scrutin avec son mouvement Assirem, pourrait également contribuer à renforcer la compétition politique dans la région. De son côté, le FFS, qui demeure fortement implanté en Kabylie, devrait lui aussi être présent dans la course.
Les candidats indépendants se préparent également à tenter de remporter le plus grand nombre possible de mairies et de sièges au sein des assemblées populaires de wilaya.
Le caractère local du scrutin suscite un certain intérêt parmi les citoyens, même si une grande partie de la population kabyle semble avoir définitivement tourné le dos aux élections. Le manque de prérogatives accordées aux élus locaux, ainsi que les accusations récurrentes de fraude électorale, ne suffisent pas à convaincre les électeurs de se rendre aux urnes.
Une partie importante de la population considère en outre que participer au vote revient à accorder une forme de légitimité au régime en place.
Les candidats disposent désormais de moins de cent jours pour constituer leurs listes, élaborer leurs programmes et lancer leur campagne électorale. En Kabylie, le FFS et le RCD restent les deux formations les mieux implantées. Aucun des deux partis ne semble vouloir renoncer à son influence dans la région, même si leurs victoires électorales demeurent rares dans les autres régions d’Algérie.
Idir Yatafen


