Cour de Ruisseau : Le procès en appel de Muh-Said Belkacemi (URK) renvoyé au 1er février

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Ahcene CHEFIF avec Muh-Said Belkacemi de l'URK
Ahcene CHEFIF avec Muh-Said Belkacemi de l'URK

ALGER (TAMURT) – Encore une fois, le procès en appel de Muh-Said Belkacemi, militant et cadre de l’Union pour la République kabyle (URK), ainsi que ses cinq autres co-accusés a été renvoyé au 1er février 2023. Ils ont été condamnés le 06 juin 2022 à un an et deux ans de prison ferme à cause de leurs convictions politiques.

Programmé pour mercredi 25 janvier, après plusieurs reports, le procès en appel des ex-détenus d’opinion Muh-Said Belkacemi, Ahcene Graichi, Hocine Moula, ainsi que Nadir Moula et Amar Halalou, qui étaient sous contrôle judiciaire, a été de nouveau renvoyé au 1er février prochain. Poursuivi également dans le même dossier, Ahcene Cherifi, l’ancien militant berbériste condamné à perpétuité avec ses amis Masin U Harun et Smail Medjebeur dans l’affaire des ‘’poseurs de bombes’’, est décédé le 15 mai 2022, soit deux mois après sa remise en liberté provisoire. Pour rappel, ces militants kabyles ont été arrêtés en décembre 2021 dans le cadre de la répression du régime algérien en Kabylie. Ahcene Graichi, militant et enseignant de langue amazighe, a été interpellé le 5 décembre 2021 avec perquisition au domicile familial, à Ait Abdelmoume, à 5h30 du matin. Plusieurs de ses objets personnels ont été saisis.

Quatre jours plus tard, soit le 9 décembre, la gendarmerie coloniale algérienne avait effectué une violente perquisition au domicile familial de Muh-Said Belkacemi, membre de la direction de l’Union pour la République Kabyle (URK), sis à Boghni. Une centaine de gendarmes munis d’armes de guerre sont arrivés dans une trentaine de voitures de la gendarmerie algérienne et ont encerclé et envahi la maison du responsable de l’URK, qui ne s’y trouvait pas au moment de la perquisition, avait alors dénoncé dans un communiqué Lyazid Abid, porte-parole de ce mouvement indépendantiste kabyle. L’unité centrale de l’ordinateur, des archives privées du printemps noir 2001 et des documents et photos personnels du cadre de l’URK ont été saisis par les gendarmes algériens. Au terme de cette razzia, le frère de Muh-Said, qui était présent à la maison, avait été arrêté et embarqué par les forces coloniales algériennes. Il a été relâché plus tard, alors que Muh-Said, n’ayant rien à se reprocher, s’est présenté lui-même à a brigade de gendarmerie et il a été placé en garde à vue. Le 16 décembre de la même année, ces militants ont été présentés devant le juge instructeur du tribunal Sidi M’hamed (Alger), lequel avait ordonné le placement sous mandat de dépôt de Ahcene Graichi, Muh-Said Belkacemi, Hocine Moula et Ahcène Chérifi.

Pour leur part, Nadir Moula et Amar Halalou ont été mis sous contrôle judiciaire. Le 31 mars 2022, qui a coïncidé avec la visite à Alger du secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, les quatre détenus kabyles ont été remis en liberté provisoire.

Lyes B.

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