34e anniversaire de l’assassinat de Mouloud Mammeri par la sécurité militaire

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Statut de Mouloud Mammeri à At Yenni
Statut de Mouloud Mammeri à At Yenni

KABYLIE (TAMURT) – Le 26 février 1989 les services de la sécurité militaire algérienne ont liquidé physiquement le l’linguiste et écrivain Kabyle, Mouloud Mammeri, à Aïn Defla, dans l’Ouest algérien. Un assassinat maquillé en accident de la circulation par les agents de la sinistre sécurité militaire du régime d’Alger.

Ils l’ont tué pour une simple raison : Mouloud Mammeri était un grand amusnaw kabyle qui faisait répandre la revendication identitaire amazighe dans toute l’Afrique du Nord. La veille de son assassinat, l’enfant prodige d’At Yenni, avait animé une conférence sur l’identité amazighe à Ouejda, au Maroc. De retour vers Alger, à bord de son véhicule, les services de la douane algérienne, puisque la frontière terrestre avec la Maroc était réouverte à l’époque, Mouloud Mammeri y était retenu pendant 7 heures pour des futilités. Il fallait le retenir le temps, qu’il fallait pour un commando de la sécurité militaire, de préparer son exécution du côté d’Aïn Defla.

Apparemment, « un arbre séculaire est tombé accidentellement » juste au passage du véhicule de Mouloud Mammeri (sic). Voici la version officielle des services de sécurité qui ont bouclé leur enquête en une dizaine de minutes. Mouoloud Mammeri, né le 28 décembre 1917 au village Taouerit Mimmoun à At Yenni été enterré dans son village en 1989, en présence de milliers de Kabyles. Il a consacré toute sa vie pour l’identité et la culture amazighe. Il était l’homme le plus engagé de toute l’Afrique de nord pour promouvoir notre langue et notre identité. Voici ce qu’il avait déclaré à l’écrivain Tahar Djaout, lui aussi exécuté par le pouvoir algérien 1993 : « Quand je regarde en arrière, je n’ai nul regret, je n’aurai pas voulu vivre autrement.. De toutes façons, un fantasme n’est jamais que cela. Je ne me dis pas : J’aurais voulu être un citoyen d’Athènes au temps de Périclès, ni un citoyen de Grenade sous les Abencérages, ni un bourgeois de la Vienne des valses. Je suis né dans un canton écarté de haute montagne, d’une vieille race qui, depuis des millénaires n’a pas cessé d’être là, avec les uns, avec les autres… Qui, sous le soleil ou la neige, à travers les sables garamantes ou les vieilles cités du Tell, a déroulé sa saga, ses épreuves et ses fastes, qui a contribué dans l’histoire, de diverses façons, à rendre plus humaine la vie des hommes. », repose en paix Da Lmulud

Idir Yatafen

8 Commentaires

  1. l’ultime provocation des baathiste islao arabe des banderoles ecrite en arabe rien sur la graphie latine chére a feu mr mouloud mammeri bien sûr des kds couscous présent dans les salles pour aplaudir, où VA LA KABYLIE ????????

    • A un moment les indépendantistes Kabyles doivent noter les noms de tous ces chiens baveux et collaborateur de cette colonisation arabo musulmane …si il n y a pas de compte à rendre on serait finis bientôt !

  2. Azul ! Votre question est pertinente, et il y en a tant d’autres. La voiture en question n’a pas été restituée à la famille. Les autorités avaient formulé un refus total, un refus maintenu à ce jour. Car l’objet contient forcément des preuves…
    Qui dit les autorités désigne (même sans le savour) les Décideurs suprêmes au sein du Régime dictatorial militaro-mafieux, et ce sont d’abord les Parrains (les Généraux Belkheir et Nezzar à l’époque) et leurs  » exécutants  » que sont les Maîtres de la sinistre Sécurité militaire (la SM, devenue DRS), la Police politique secrète de la Junte régnante. Cette Police occulte dont les Chefs sont ultra-majoritairement des Kabyles *des Marabouts pour la plupart. Bref, derrière la mort des Kabyles, il y a toujours des Kabyles (de ladite Police politique)….
    .

  3. J’ai vu un documentaire sur un crime exactement comme celui perpétré à l’encontre de Mass Mouloud M. où ils ont expliqué comment la voiture a été piégée. De l’utilisation d’assassins à leur formation pour exécuter leurs sales besognes, j’ai la certitude que tous les services dits de sécurité ont parmi leur milice une unité criminels. Des assassinats d’opposants exécutés au grand jour jusqu’au règlement de comptes entre eux comme les assassinats des criminels Kasdi Merbah, Boukharouba, Gaid Salah etc…est à se demander parfois si ce système mis en place depuis 62 n’est pas dirigé par des forces occultes !!!….

    • il faut une puissance étrangère qui arroserait din arbissen avec des armes puissantes et rasera toute leur armées de mercenaires …la seule solution soit une révolte totale de l’interieur à la sénario Kadfi , ou bien une intervention extérieur en s’appuyant sur une révolte interieur … ces batards ne lacheront jamais les milliards de dollars que diverse ce territoire hyper riche ..! ils ne comprennent que la FORCE !

  4. Contrairement à ce que cela semble au régime, dominer un peuple par la force a toujours été l’assurance et garantie des libertés des peuples dès griffes de leurs oppressions.
    Pour ce, comme Goliath, la vraie force est celle de la propre conviction. Quand on traverse une phase de la propre histoire, comme les kabyles actuellement, on a le devoir de ne pas se laisser prendre par cette volonté de recours à la force, surtout quand l’ennemi est plus fort, mais surtout vous n’avez aucun l’évier de puissance.
    Que faire? D’ abord l’union des rangs. Mais dans les valeurs, celles démocratiques, dans le sens du bien commun, les divergences d’opinions doivent trouver une limite, la sacralité de l’union. C’est cette union, faite de solidarité et conscience que ce qui relève des intérêts de tous doit prévaloir toujours.
    Hélas, parce que pour des raisons historiques nous n’avons pas codifié ces limites éthiques en textes juridiques, donc ces valeurs sont interprétées d’une manière discrétionnaire. Chacun de nous s’ octroie des dérogations.
    Quand des institutions, légitimes ou pas, ne sont pas dans les coeurs des gouvernés, il n’y a pas de force qui pourrait changer les rapports de force!
    La kabylie sous boumediene était plus faible que ne l’ est aujourd’hui, mais la force des valeurs qui unissait le peuple était si forte que le régime n’a pu ni venir à bout de ce qu’ils appelaient  » groupuscules  » dans les de bus 80!
    Le  » multipartisme  » est un pilier démocratique si l’État entier était autant démocratique. Dans le cas contraire la pluralité devient un moyen de contrôle.
    Dans cette optique, la manifestation du 13 mars prochain devrait sanctuariser ce trait d’union entre les mouvements, qui ne doivent jamais perdre de vue l’ unité.
    Tant que vous avez encore la volonté de combattre pour la liberté, l’ennemi ne vaincra jamais.

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