Affaire Amira Bouraoui
Froid entre Alger et Paris

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Amira Bouraoui
Amira Bouraoui

ALGER (TAMURT) – L’affaire du départ de la militante Amira Bouraoui en France via la Tunisie n’a pas révélé tous ses secrets. Ainsi, ce qu’on croyait n’être qu’une simple histoire de harga, immigration clandestine, prend des propensions inattendues. Ainsi, le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Teboune a convoqué l’ambassadeur d’Algérie en France, Saïd Moussi, « pour consultations », selon l’agence de presse algérienne.

Au même moment, le ministère algérien des Affaires étrangères a rendu public un communiqué pour dénoncer ce qu’il a qualifié « d’ex-filtration » d’une citoyenne algérienne « dont la présence dans le territoire a été décidé par la justice », en référence à l’interdiction de quitter le territoire national (ISTN) décidé contre la militante Amira Bouraoui, alors que cette dernière a tenté plusieurs fois de voyager vers la France pour voir son fils, étudiant à Lyon. Ce froid jeté entre Alger et Paris risque de perdurer surtout que la presse algérienne n’a pas hésité à rendre public des informations sur l’implication des services secrets français dans ce « voyage » pas comme les autres.

Au même moment, le président tunisien, Kaies Essaid a limogé son ministre des Affaires étrangères, M. Othmane El Djarandi, lequel, selon nos informations, n’aurait pas peser dans l’empêchement de la militante algérienne, Amira Bouraoui. A noter que ce limogeage n’est autre que l’œuvre des autorités algériennes qui ont mis la pression sur leur voisin de l’est, surtout que le pouvoir algérien considéré la Tunisie comme un protectorat. A rappeler qu’un militant kabyle, Slimane Bouhafs, en l’occurrence, a été enlevé par des agents des services algérien le mois d’août 2021 depuis la Tunisie où il y avait bénéficié d’une protection du HCR. Les autorités tunisiennes n’ont pas empêché cette violation des services algériens.

A noter également que des dignitaires du régime algérien condamnés pourtant par la justice dans de graves affaires de corruption n’ont jamais été inquiétés alors qu’ils vivent en France notamment. Bouchouareb, Saadani, Beleksir et beaucoup d’autres se sont installés dans plusieurs pays étrangers grâce à l’argent dilapidé mais jamais la justice n’arrive à les rapatrier malgré les multiples mandat d’arrêts internationaux lancés contre eux.

Amnay I

4 Commentaires

  1. La morale de cette triste histoire :  » on était mieux avec l’ex colon  » ….Je me demande quelle serait la réaction de Abane Ramdhane ou Amirouche face à cette grande trahison !!!

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