Akbou – Le syndrome du TITANIC

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L’environnement et la santé publique se sont dégradés dans la région d’Akbou. Les causes sont multiples. Les principaux accusés sont les acteurs économiques de la région ainsi que les élus et représentants politiques qui n’ont pas défini une politique écologique pour l’environnement.

La carrière d’Akbou ne devait pas exister, si on procède à la logique des choses. Entourée d’agglomérations importantes et de terres agricoles, la carrière, avec ses débris et la poussière, constitue une menace majeur pour la santé des populations locales en provoquant des maladies divers : cardiovasculaires, pulmonaires, cancers et d’autres. Elle dévaste également des récoltes agricoles qui se trouvent dans les alentours.

La zone industrielle d’Akbou, qui comprend plusieurs entreprises, participe, elle aussi, à cette débâcle écologique. On signale d’ailleurs le non respect des normes écologiques et l’absence d’une taxe environnement sur ces entreprises polluantes. À coté, des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent de grave maladies, les déchets de ces entreprises partent directement vers la rivière de la Soummam. Une rivière polluée par le fait de l’activité industrielle, mais, qui continue, encore, d’être une source d’irrigation pour certains agriculteurs de la région.

Akbou et ses environs sont devenus une poubelle à ciel ouvert. La gestion des déchets est loin d’être maitrisée et la pollution visuelle offre la laideur aux visiteurs.

La végétation est, également, touchée. Des massifs forestiers qui constituent les poumons de la région sont partie en fumée. Cela, sans, aucune intervention réelle et sérieuse de la part des autorités locales et des services concernés pour barricader l’avancée des flammes.

La population locale a bravé le silence en organisant, le 13 SEPTEMBRE 2012 une marche contre les incendies de forets. Cette marche, qui a été initiée par le collectif populaire contre les feux, est considérée comme la première marche écologique dans l’histoire de l’Algérie post coloniale.

Cette volonté populaire et cette conscience écologique doivent être accompagnées par un engagement politique sincère des responsables et élus locaux dans le but de protéger l’environnement et la santé des populations. Tout cela, en pensant aux énergies vertes et à une industrie vertes ou moins polluante.

De leur côté, les industriels doivent, aussi, dépasser leur égo, en pensant à l’intérêt collectif. Mais, y’a-t-il un capitaliste qui pense en socio-écologiste ?
Amar BENHAMOUCHE
Etudiant en psychologie clinique psychopathologie et santé mentale,

Montpellier III

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