Algérie: la culture de ne jamais quitter son trône

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Bouteflika au bureau de vote
Bouteflika au bureau de vote

ALGÉRIE (TAMURT) – Celui qui s’empare d’un poste de responsabilité, en Algérie, ne le quittera que par la force. Une culture bien ancrée dans ce pays. Ça va du petit directeur jusqu’au poste de la présidence de la République ou d’un général militaire. La réussite est le dernier des soucis des responsables algériens. Les plus hauts poste de responsabilité sont pris par la force et ils ne sont cédés que par la force ou la mort.

Benbella a été imposé à El Mouradia par la force et il n’a quittée le pouvoir que par la force. Idem pour Chadli, Boumedienne, le général Zeroual, etc. La liste est encore longue. La légitimité populaire n’est qu’un leurre.

Quant aux hauts gradés de l’armée, certains ne prennent jamais leur retraite en Algérie. À un certain âge, ils s’installent à l’étranger, mais restent en fonction en Algérie.

Le cas du sélectionneur algérien Djamel Belmadi est l’exemple le plus illustre des responsables algériens qui ne quittent jamais leur poste malgré les échecs successifs. Au lieu d’assumer leur responsabilité et de démissionner les « chefs » algériens s’accrochent à leurs privilèges sans jamais assumer leur responsabilité. Il faudra tout un livre pour expliquer les effets négatifs de cette culture néfaste. Par exemple, celui qui s’empare d’un poste de responsabilité ramènera toute sa smala dans son secteur avec lui. Les frères et les sœurs, les cousins, les maîtresses, les beaux-frères.

Même cas dans la politique, et même dans ce qu’on appelle l’opposition. En Kabylie, aussi, cette culture de ne jamais quitter la chefferie s’est propagée, faut-il le dire. Mohcine Bellabes, ancien président du RCD, était le seul chef d’un parti politique qui a quitté son poste de la présidence du parti à la fin de ses deux mandats.

Idir Yatafen

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