Répression anti-kabyle : Acquittement dans l’affaire de la tentative de célébration du 20 avril

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La répression en Kabylie
La répression en Kabylie

ALGER (TAMURT) – Neuf militants kabyles poursuivis par la justice algérienne pour avoir tenté de manifester le 20 avril 2022 en vue de commémorer le double anniversaire du printemps berbère (avril 1980) et printemps noir « Tafsut taberkant, avril 2001) ont été acquittés après presque deux ans de procès, marqué par plusieurs reports.

Le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a prononcé, mercredi 07 février, son verdict dans l’affaire des neuf militants kabyles originaires de Tizi Wezzu, en Kabylie, arrêtés le 20 avril 2022 alors qu’ils s’apprêtaient à organiser une manifestation pacifique pour commémorer des évènements très chers au peuple kabyle, à savoir le printemps berbère et le printemps noir. Il s’agit des citoyens kabyles Tahar Achiche, Mabrouk Hamoum, Ali Cherifi, Mohamed Berhoune, Youva Bouhaci, Jugurtha Berrahmoune, Hamid Itchir, Sarahoui Sihem et Madjid Achour, qui avait 18 ans lors de son arrestation.

Ces citoyens kabyles ont été tous acquittés. Malgré la terreur instaurée par le régime algérien en Kabylie, qui s’est traduite par une répression sans précédent, des arrestations arbitraires et des condamnation iniques, ces kabyles avaient décidé de braver la peur afin de se rappeler le combat identitaire de la génération 80 et commémorer les 130 martyrs de Tafsut Taberkant, assassinés par des gendarmes et des policiers algériens en usant de balles explosives.

Pour rappel, ces braves militants kabyles ont été transférés à Alger après leur arrestation. Ils ont été présentés respectivement devant le procureur puis le juge d’instruction près du pôle spécialisé de Sidi M’hamed, lequel avait ordonné leur placement sous contrôle judiciaire. Ce n’est qu’en février 2023 qu’ils ont été auditionnés par le même juge d’instruction. Lors du procès, qui s’est déroulé le 09 janvier 2024, le parquet avait requis 18 mois de prison ferme à l’encontre des accusés. Depuis plus de trois ans, le régime colonial algérien a instauré un climat de terreur et de peur en Kabylie.

Les seules manifestations autorisées en Kabylie, et même en Algérie, sont celles initiées par ce même régime liberticide, comme celle organisée en soutien au Hamas palestinien. Boycottée massivement par les kabyles, le régime algérien et ses relais avaient manipulés et instrumentalisés les écoliers et les fonctionnaires lors de cette marche, organisée en octobre 2023.

Arezki Massi

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