21 février, journée internationale de la langue maternelle

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Audrey Azoulay L'unesco appelle les pays à mettre en oeuvre une éducation basée sur la langue maternelle
Audrey Azoulay L'unesco appelle les pays à mettre en oeuvre une éducation basée sur la langue maternelle

KABYLIE (TAMURT) – Le 21 février est la journée internationale choisie par l’UNSECO pour les langues maternelles. La langue Tamazight fait partie des langues les plus anciennes qu’a connue l’humanité, mais elle est la langue la plus rejetée en Afrique du nord à cause de plusieurs envahisseurs qui ont occupé Tamazgha depuis plus de 20 siècles.

À ce jour, le colonisateur arabe use de tous ses moyens, et ce depuis 14 siècles, pour l’extinction la langue Tamazight. Sa subsistance, à ce jour car plus 50 millions de nord africains la parle aujourd’hui, est qualifiée de miracle par les historiens. Elle n’est pas la seule à subir les affres des colonisations dans monde. Selon l’ONSECO « Environ 40 % des habitants de notre planète n’ont pas accès à un enseignement dans une langue qu’ils parlent ou qu’ils comprennent. Néanmoins, on constate des progrès dans le domaine de l’enseignement multilingue, avec une prise de conscience croissante de son importance, en particulier pour les enfants d’âge préscolaire, et plus d’engagement en faveur de son développement dans la vie publique ».

De nos jours, concernant la langue Tamazight, elle est officielle au Maroc et en Algérie, mais elle n’est utilisée ni dans l’administration ni même pas enseignée dans la plupart des régions berbérophones d’Algérie et du Maroc. Quant aux Libyens, ils luttent de toutes leurs forces pour l’officialiser, allant jusqu’à user des armes.

Pour la journée internationale de cette année 2023, l’ONESCO a concocté plusieurs conférences pour mettre en relief l’importance de la préservation des langues des autochtones ou des minorités ethniques. Dans un article de presse publié par l’ONESCO, cette organisation internationale précise que « la Journée internationale de la langue maternelle est l’occasion de reconnaitre l’impact positif des langues et du multilinguisme sur l’inclusion et l’accent mis par les objectifs de développement durable sur le fait de ne laisser personne de côté. L’UNESCO encourage et promeut l’éducation multilingue basée sur la langue maternelle ou la première langue. C’est un type d’enseignement qui commence dans la langue que l’apprenant maîtrise le mieux, puis introduit progressivement d’autres langues ».

Idir Yatafen

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