Algérie : Encore une église mise sous scellées par le régime algérien en Kabylie

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Fermeture d'église en Kabylie
Fermeture d'église en Kabylie

TIZI OUZOU (TAMURT) – Les locaux de l’église protestante de Tizi Ghenif, dans le département kabyle de Tizi Wezzu, viennent d’être mis sous scellés par la gendarmerie algérienne. Cela porte le nombre de lieux de culte chrétien fermés par le pouvoir algérien en Kabylie à une trentaine.

Les chrétiens kabyles continuent à vivre sous pression. La campagne de fermeture de leurs lieux de culte, lancée par le régime algérien depuis plus de trois ans, se poursuit. Le weekend dernier, des gendarmes algériens ont procédé à la mise sous scellés de l’église de Tizi Ghenif, qui existe pourtant depuis plus de 10 ans. Une trentaine d’églises sont fermées par les autorités algériennes en Kabylie depuis 2018. L’argument officiel avancé par le pouvoir algérien pour justifier ces fermetures arbitraires est « l’exercice de culte sans autorisation préalable ». Paradoxalement, ce même pouvoir refuse de délivrer aux responsables d’églises, qui ont déposé des dossiers auprès des services concernés, cette fameuse autorisation.
En effet, depuis la promulgation de l’ordonnance en 2006, régissant le culte autre que musulman, les autorités algériennes n’ont répondu à aucune demande d’autorisation.

Par ailleurs, deux responsables de l’église d’At Wacif, dans le département de Tizi Ouzou, ont été condamnés, dernièrement, à deux mois de prison avec sursis pour « exercice de culte sans autorisation ». Seule une Kabylie libre et indépendante pourra garantir la liberté de culte aux kabyles.

Aksil K.

3 Commentaires

  1. La guerre contre les moulins à vent. La vraie nature des Kabyles est laïque. Les Églises non catholiques qui foisonnement ne sont plus qu’une recherche d’universel et une réponse instinctive contre ce qui n’est pas compatible avec l’âme ancestrale, faite de cet homme et femme en harmonie avec la nature. L’islamisme comme moyen de contrôle social ne peut pas marcher vu le refus à fleur de peau qu’il suscite. Mais il est aussi réel que les puissances étrangères qui savent analyser la sociologie peuvent faire recours à ces organisations religieuses pour infiltrer un pays. Comme pour le congrès Amazigh de Tripoli, il faut que l’État intègre l’Amazighité non pas comme une variable dépendante de l’État arabe, mais corrige la nature de l’État et récupère la notion d’État Amazigh. L’État n’est pas dans la mainmise sur le peuple, mais dans l’identification commune dans les mêmes valeurs. Les effets pervers de l’arabisation produisent

  2. Villes et villages de kabylie, aux citoyens épris de justice, liberté et tolérance , utilisons la réciprocité pour chaque église, temples, synagogues fermés, fermons, nous aussi, 100 mosquées

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