L’Algérie exige officiellement de la Libye de dissoudre le Conseil Supérieur des Amazighs Libyens

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Conseil Supérieur des Amazighs Libyens
Conseil Supérieur des Amazighs Libyens

LIBYE (TAMURT) – Le régime d’Alger assume son racisme envers les Amazighes de manières officielle. Une république bananière qui veut même s’imposer en Afrique du Nord. Le ministre des affaires étrangère algérien, via son ambassade à Tripolis, a demandé de manière officielle aux autorités libyennes de dissoudre le Conseil Supérieur des Amazighs Libyens.

Une ingérence flagrante dans les affaires internes de la Libye de la part du régime illégitime et illégal d’Alger. Le motif évoqué par l’Algérie, selon la presse libyenne, la connivence des Amazighs de la Libye avec les mouvements indépendantistes Kabyles. L’altitude irresponsable des dictateurs d’Alger a provoqué la colère de partis politiques Libyen et aussi des responsables du Conseil Supérieur des Amazighes de Libye. « Nous avons soulevé avec la ministre des Affaires étrangères, Mme Najla Mangoush, ces nouvelles ingérences de l’Algérie dans les affaires intérieures de la Libye. Elles traduisent, malheureusement, une ligne politique adoptée depuis des années par le pouvoir en place à Alger à l’endroit des Amazighs libyens », affirme dans ses déclarations Walid Grada, vice-président du Conseil supérieur des Amazighs de Libye (CSAL). Walid Graga a fait rappeler que le nombre des Amazighs en Libye est estimé à 700 000 personnes. « Nous sommes présents dans tous les rouages de l’Etat libyen, et ce, depuis sa proclamation en 1951 », s’est-il targué.

De son côté, le Parti Libou a tenu à dénoncer dans un communiqué la « demande » inconcevable d’Alger de dissoudre le CSAL. La formation politique libyenne a exprimé, dans un communiqué, « son rejet de ce comportement qui sort du cadre diplomatique, et du respect des valeurs de fraternité et de bon voisinage». Libou a révélé que le gouvernement libyen fait pression sur le Conseil supérieur des Amazighs de la Libye pour « blanchir l’Algérie ».

L’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA) a aussi dénoncé l’ingérence de l’Algérie dans les affaires internes de la Libye. « Cette ingérence algérienne dans les affaires intérieures de la Libye ne nous surprend pas. Le pouvoir algérien avait, pour rappel, détenu et puis procédé à l’expulsion vers le Maroc en 2008 d’une cinquantaine d’activistes marocains, venus participer à un congrès amazigh organisé alors à Tizi-Ouzou. En 2021, Alger avait décrété le MAK organisation terroriste », a déploré, le Marocain Rachid Raha, président de l’AMA. « Cette politique hostile aux Amazighs se manifeste également avec les revendications autonomistes des Touaregs au Mali et en Algérie aussi », a-t-il ajouté.

Par contre, on ne sait pas quelle est la réaction officielle du Gouvernement libyen aux exigences d’Alger. L’Algérie qui a fait de la Tunisie une wilaya algérienne veut aussi annexer « politiquement » la Libye et la Mauritanie.

Idir Yatafen

2 Commentaires

  1. Taha est un agent marocain, cela ne souffre d’aucun doute, mais c’est de son droit, et le Maroc qui met les journalistes en prison pour beaucoup moins ne pourrait pas se permettre la naissance d’un mouvement Amazigh marocain sans fil conducteur au royaume. L’Algérie peut introduire un de ses agents, tout comme l’ONU, les grandes organisations ne peuvent qu’être des appendices des États, la solution n’est pas d’arrêter la dynamique historique et anthropologique, mais de participer et de corriger dans le sens idéologique de son propre sens d’État. De plus, le congrès mondial amazigh ne peut ne pas être la cible d’infiltration des agents de différents services secrets, là aussi, il serait infantile de croire que l’on facilite la naissance de grandes organisations sans que la finalité ne soit sous contrôle. Ceci est dans la logique des organisations politiques, qui siège parmi les fondateurs, détermine les objectifs. La vraie tare du régime algérien, c’est qu’il n’est pas cohérent, parce que la ligue arabe est non seulement dans cette dynamique, mais aussi, elle en est la preuve scientifique, il n’y a jamais eu de réunion qui ne soit sous contrôle, en amont comme en aval, par les grandes puissances. Pourtant, l’Algérie est toujours dans la ligue arabe, sans aucune consultation dans ce choix stratégique. C’est parce que l’on comprime chez soi les organisations Kabyles qu’elles se cherchent des alliances ailleurs. C’est plus dans la thermodynamique que dans la politique, une fois les hommes ont découvert leur identité, c’est comme enlever le bouchon, la pression interne finit toujours par vaincre les contraintes externes. Dès que l’État algérien excommunié l’Amazighité croyant pouvoir asseoir l’arabisation de force par négation physique et morale, il offre ces Kabyles à ses concurrents. En plus, la ligue arabe est en totale déroute, le dernier « sommet » avait même invité le pauvre Zelenski pour agrémenter une réunion tribale insipide.

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