Clinique gynéco-obstétrique S’Bihi Tassadit de Tizi Ouzou – Une quatrième parturiente décède en l’espace d’un mois

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Clinque Sbihi, Tizi Ouzou
Clinque Sbihi, Tizi Ouzou

La série de décès de parturientes à la clinique gynéco-obstétrique S’Bihi Tassadit de la ville de Tizi-Ouzou se poursuit. Une quatrième victime vient de rendre son dernier souffle sur le lit de cet établissement hospitalier en l’espace de trois semaines seulement.

La victime K.N, âgée seulement de 28 ans a rendu l’âme hier soir, aux alentours de 21 heures, juste après son accouchement d’une petite fille qui a survécue d’ailleurs.
La cause de cette mort, selon une source hospitalière, a été provoquée par un arrêt cardiaque. La jeune femme, qui est à son premier accouchement, est originaire du village Taksebt, localité d’Iflissen Levhar, 40 km au nord de Tizi-Ouzou.
C’est la deuxième victime qui meurt dans des conditions identiques. au mois d’octobre dernier, une jeune femme du même âge de la même région, a trouvé la mort après avoir accouché d’un mort-né. Ses proches ont pointé un doigt accusateur vers le personnel médical de la polyclinique de la ville de Tigzirt. Les parents de la victime reprochent au personnel médical d’avoir négligé la patiente. Ils ont même déposé une plainte. Les 38 villages de la localité d’Iflissen constitués au sein d’une coordination, ont organisé plusieurs actions de protestation.

Il est à rappeler également que trois jeunes femmes enceintes sont décédées entre le 27 et le 3 décembre dernier à la clinique S’Bihi de Tizi-Ouzou. Cette affaire avait soulevé un tollé général. Encore une fois, le personnel médical est pointé du doigt. Les parents crient sur tous les toits que les victimes sont mortes à cause de négligences. Mais ils n’ont jamais trouvé une oreille attentive. Aucun responsable n’a bougé le petit doigt. Il ne leur reste que leurs larmes pour pleurer. La vérité sur ces décès suspects ne sera peut être jamais connue. Les priorités des responsables et des élus sont ailleurs.

Izem Irath

2 Commentaires

  1. Ah dhilfane ig-khdmene dhlaklinic sbihi, en plus de manque de médicaments efficaces , le personnel n’a aucune valeur humaine. Vive arraw n’aissa, jsute avec leurs sourire et humanisme les patients guérissent. Nukni, ouurfra ar’bi dhachayouyana, dhinslamane nagh dhiyahoudine mais je pense qu’on a aucune religion ni humanisme. Alhiwanes ifnana. Mais je ne généralise pas , il y’a toujours tharwa l’hlal.
    tanmirt

  2. la politique sanitaire montre son échec de jour en jour, devant l’agonie de la société civile réduite par la force des choses à un silence complice. aujourd’hui, choisir entre accoucher ou faire accoucher à sebbihi au détriment de la vie de la parturiente et aller dans une clinique privée pour une somme faramineuse est le hic des couples à tizi-ouzou !!!!!!!

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