Cour d’Alger : Hocine Azem (URK) et ses co-accusés rejugés en appel ce 09 juillet

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Muh-Said Belkacemi et Hocine Azem, cadres de l'URK
Muh-Said Belkacemi et Hocine Azem, cadres de l'URK

ALGERIE (TAMURT) – Ce dimanche 09 juillet s’ouvrent à la cour d’Alger deux procès en appel dans lesquels seront rejugés le militant politique Hocine Azem, cadre de l’Union pour la République kabyle (URK), ainsi que quatre de ses co-accusés, a-t-on appris de Lyazid Abid, porte-parole de l’URK. Ces militants ont été arrêtés durant l’été 2021 dans le cadre de la répression anti-kabyle sans précédent enclenchée par le régime algérien en Kabylie, et qui s’est soldée par l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement injuste de centaines de militants kabyles, notamment ceux de la mouvance indépendantiste.

Le militant kabyle Hocine Azem et ses co-accusés seront de retour devant le tribunal algérien, ce dimanche 09 juillet. Ils seront rejugés en appel dans deux affaires différentes, liées à leurs militantisme et convictions politiques. Dans la première affaire, où le chercheur et écrivain kabyle Abdennour Abdessalam est cité, les militants Hocine Azem, Belaid Amar Khodja, Hamou Boumedine (RPK), ainsi que les deux membres du mouvement AKAL, en l’occurrence Bouaziz Ait Chebib et Boussad Becha, ont été condamnés à une peine de 14 mois de prison, dont 6 mois avec sursis, assortie d’une amende de 50 000 dinars. Accusé aussi dans cette affaire, M. Mébarki a quant à lui écopé de 2 ans de prison ferme. L’autre procès en appel, qui se tiendra également ce dimanche à la cour d’Alger, concerne l’affaire dans laquelle Hocine A., Hamou B. et Becha B. ont été acquittés, à l’issue du procès de première instance (08 décembre 2022), alors que leurs camarades Bouaziz A. et B.

Amar Khodja ont été condamnés respectivement à 2 et 4 ans de prison ferme. Pour rappel, le parquet avait requis à l’ouverture du procès de ces cinq militants politiques kabyles 20 ans de prison ferme et une forte amende. L’ensemble des mis en cause dans cette deuxième affaire ont été placé en détention depuis leur arrestation arbitraire, en juin 2021. Leur interpellation s’inscrivait dans le cadre de la répression anti-kabyle, baptisée ‘’zéro kabyle’’, lancée par le régime algérien en Kabylie au-lendemain du classement infondé du MAK comme ‘’organisation terroriste’’.

Lyes B.

3 Commentaires

  1. Tant que l’on est dispersés, le régime gagnera. Sauf un parlement Kabyle légitimé par les urnes changerait la donne.
    En attendant toute la solidarité à nos amis de l’URK. Vivement la militance ensemble pour une Kabylie débarrassée du paternalisme.

  2. Pourquoi ne pas créer une cagnotte pour aider financièrement tous nos détenus, il faut de la mobilisation générale. Qu’attend les anciens cadres kabyles pour sillonner les villages et villes au non de la fraternité et de thirugza de nos ancêtres qui ont donné de leur sang pour une liberté aujourd’hui confisquée par une caste sanguineire et corrupteuse.

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