Le père de Guermah Massinissa empêché de rendre hommage à son fils

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Khaled Guermah, le père de Massinissa
Khaled Guermah, le père de Massinissa

KABYLIE (TAMURT) – Le père de la première victime du printemps noir, M. Guermah Khaled, a été empêché, hier matin, 20 avril 2023, de déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de son fils et de toutes les victimes du printemps noir, à la place des martyrs de la ville de Tizi-Ouzou.

Les autorités coloniales, par le biais de la sinistre sécurité militaire, ont arrêté le père de Massinissa Guermah et l’ont déposé dans un fourgon de transport à l’arrêt de bus d’At Douala. Un acte de mépris osé par les racistes d’Alger. Avant, comme disait Kateb Yacine,  » ils nous tuent et ils nous rendent des hommages », aujourd’hui  » ils nous tuent et ils crachent sur nos tombes ». La ville de Tizi-Ouzou a été quadrillée par les services de sécurité. Même durant la guerre de libération l’armée française n’avait pas déployé autant de militaires en Kabylie. Mais le mal ne vient pas seulement des autorités coloniales, même les partis politiques kabyles, le FFS et le RCD, qui ont un statut légal aux yeux de la loi algérienne, ont joué le jeu du pouvoir.

Aucun n’a appelé à la moindre activité à l’occasion du 20 avril 1980. Khaled Guermah à été livré à lui-même, mais la situation ne peut pas durer ainsi. Le peuple kabyle ne badine jamais avec sa dignité ni avec sa liberté. Le peuple kabyle n’oubliera jamais le sang des martyrs du printemps noirs. Le refus des décideurs de laisser les Kabyles commémorer le printemps noir et le printemps Berbère est ine volonté manifeste de pousser au pourrissement et à la violence.

Idir Yatafen

6 Commentaires

  1. Vous avez toute ma solidarité pour le drame qui vous a touché comme toutes les familles endeuillées par le régime et ses effets directes ou indirectes.
    Votre douleur est celle de toute la Kabylie. Nous nous engageons pour que le nom de votre fils soit le signe de cet humus pour que fleurisse la Kabylie.

  2. A l’image de la photo, le père de Massinissa Guermah exprime par son regard profond cette grande injustice qui ravage non seulement la mémoire de son fils mais aussi de toutes les victimes de cet état colonial mais aussi toute la Kabylie meurtrie, la question qui se pose c’est jusqu’à quand ça va durer encore?

  3. Azul.

    Je pense que l’équation est toute simple : la maffia d’Alger fait tout pour nous pousser à la violence : humiliations, interdictions (même pour des absurdités), emprisonnements, … car le temps presse et ils doivent justifier que l’article 87 bis est utile. En d’autre termes, nous les Kabyles nous devons leur donner raison que nous sommes des terroristes. Ils l’ont dit. Donc il faut que ça se vérifie. Et pour cela, tous les moyens (j’allais ajouter « de l’Etat », puis je me suis rappelé qu’il n’y a aucun Etat dans ce pays appelé Algérie) sont concentrés et orientés vers cet objectif.

    Soyons patients. Le temps joue contre eux.

    Courage!

    Vive la République Fédérale de Kabylie.

  4. En effet, le régime battu dans les urnes veut jouer la « légitimation » contre la violence de tous contre tous. Il appelle de tous ses vœux les violents, ses alliés malgré eux.

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