Répression en Kabylie : Une délégation du MAK-GPK reçue au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme

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Le MAK ANAVAD au siege du Haut Commissariat des Nations-Unies
Le MAK ANAVAD au siege du Haut Commissariat des Nations-Unies

GENEVE (TAMURT) – Les graves violations des droits de l’homme en Kabylie, commises par le régime algérien, ont été évoquées, ce dimanche 31 janvier, à Genève, lors de la rencontre ayant réuni une délégation du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie et Mohammad Ali Alnsour, responsable de la section MENA au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. La délégation du MAK, conduite par son président Ferhat Mehenni, a insisté « sur l’urgence » de dénoncer ces violations au niveau des plus hautes instances onusiennes.

Après sa réception, le 17 janvier dernier, au parlement européen par le groupe parlementaire Les Verts/ALE (Alliance Libre Européenne), une délégation du MAK-GPK a été reçue, aujourd’hui, au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève, a indiqué un communiqué de la présidence du Gouvernement provisoire kabyle en exil. Les arrestations arbitraires des militants kabyles, suivies de détentions abusives et de condamnations injustes prononcées par la justice algérienne aux ordres de la junte militaire dans des parodies de procès ont été évoquées par la délégation du MAK devant Mohammad Ali Alnsour, responsable de la section MENA au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Pour rappel, ce responsable était, en octobre dernier, à Alger pour examiner la situation des droits de l’homme en Algérie. Il a rencontré des officiels du régime algérien, des représentants de la société civile et des partis politiques. Toutefois, il n’a pas pu se rendre en Kabylie, où la répression sans précédent du régime algérien fait rage. En effet, un grand nombre des détenus d’opinion, qui croupissent dans les prisons algériennes sont des kabyles.

La délégation du MAK-Anavad a également abordé le scandale des condamnations à mort prononcées contre les détenus de Larbaa Nath Irathen, injustement accusés et condamnés dans le dossier des incendies criminels de Kabylie et le meurtre du jeune Djamel Bensmail. Des crimes commis par le régime algérien et qui veut les imputer aux kabyles innocents. Il a été aussi question de l’article 87 bis du code pénal algérien, instrumentalisé par la justice algérienne pour incriminer le droit du peuple kabyle à son autodétermination.

La promulgation de cet article controversé vise particulièrement les indépendantistes kabyles, que le régime algérien accuse de terrorisme pour avoir revendiqué l’indépendance de la Kabylie. La délégation kabyle a insisté « sur l’urgence de dénoncer au niveau des plus hautes instances des droits de l’homme de l’ONU les dépassements et les traitements dégradants que l’Algérie inflige à des militants politiques pacifiques », lit-on dans le communiqué de l’Anavad.

Lyes B

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