Elle a émis un timbre à son effigie : La Tunisie honore la mémoire de la reine berbère Dihya

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Tunisie, le nouveau timbre à l’effigie de la Reine Dihya
Tunisie, le nouveau timbre à l’effigie de la Reine Dihya

TUNIS (TAMURT) – La poste tunisienne a émis, dernièrement, un timbre à l’effigie de la reine berbère Dihya, connue aussi sous le nom de « La Kahina ». Dans un communiqué publié à cet effet, la Poste tunisienne a évoqué les valeurs de la mythique reine berbère, qui demeure « un symbole du combat féministe et une héroïne (…)».

Considérée comme « une figure emblématique au 7ème siècle après J. C. », la reine Dihya est qualifiée par la Poste tunisienne, qui vient d’éditer un timbre postal à son effigie, de personnalité berbère à la fois «la plus célèbre et la plus mystérieuse ». Les qualités et valeurs de cette héroïne, qui a marqué l’histoire des berbères, ont été évoquées dans un communiqué diffusé par la Poste tunisienne à l’occasion de l’émission du timbre à l’effigie de la reine berbère. « Descendante de la tribu des Djraoua, tribu royale numide, elle représente un exemple de l’intelligence politique et de la stratégie militaire », lit-on dans le document de la Poste tunisienne. Celle-ci a aussi rappelé la courageuse résistance de la reine berbère face à l’invasion des armées arabes. « Dihya a refusé la soumission de son peuple et a repris le flambeau de la résistance après la mort de Akcil (Kossayla), contre la conquête arabo-islamique.

Son courage lui a valu le titre de la dame d’Afrique. Lors d’un ultime affrontement avec l’armée arabe sous les ordres de Hassan Ibn Nouamane, dans les Aurès, la reine amazighe est assassinée après 35 ans de règne et de résistance », a écrit la Poste tunisienne dans son communiqué intitulé « Dihya : Reine de guerre et de paix ». En Algérie, le régime préfère honorer l’envahisseur Oqba Ben Nafaa, en baptisant des écoles en son nom et en érigeant des statues à son effigie, comme celle élevée à Biskra, au Sud-Est algérien.

Aksil K.

4 Commentaires

  1. Lors de la restauration du tombeau d’okba par les italiens à la demande des décideurs.
    Ceux-là ont déclaré leurs stupéfactions que l’Algérie honore un agresseur et un envahisseur.
    Par conséquent , pour nos gouvernants, Tinhinan est une sorcière et une égarée qui voulait résister aux envahisseurs venus de l’est sous prétexte de propager une religion.
    Chez nos décideurs , elle ne mérite donc pas d’être glorifiée et honorée par un système qui se revendique exclusivement arabo-islamiste.
    Il s’agit juste d’une évidence colonisatrice d’un pouvoir qui veut anéantir notre histoire et nos héroïnes et héros en dehors de la ligne idéologique imposée depuis 1962.

  2. Peut-on s’abstenir d’user de ce terme inapproprié de ‘’berbère’’ au lieu d’amazigh, tout comme celui encore plus péjoratif de ‘’berbériste’’ épithète réductrice qui stigmatise tout élan ou personne dédiés au combat pour le preservation de l’Amazighité et de son patrimoine historique, linguistique et culturel. Ces termes réducteurs de berbériste et berbérisme sont utilisés dans le but de dénaturer, pour ne pas dire diaboliser, et ôter toute légitimité à la lutte pour la préservation, la protection de la dimension historique et culturelle amazighes. Quant aux moyens mis à disposition par l’Etat pour la promotion de l’Amazighité, on y repassera. Tout est ramassé dans une propagande stérile, mais rien dans les faits pratiques (ex. Documents officiels, Justice, Enseignement, Médias, Présence dans les festivals ou expositions à l’étranger, voir Dubai 2020 etc.) car il ne faut pas se leurrer, le but inavoué est l’éradication à moyen et long terme du fait Amazigh en Algérie particulièrement.

  3. Pendant ce temps Hafsa Kara Mustapha la tunisienne, tout en reniant ses origines et son identité, dans son pamphlet provocateur « Berbères de Sion » offense les causes des peuples amazigh et Juifs en remettant en question même leur existences.

    Voilà un syndrome typique de reniement de soi. Une intellectuelle de service, qui souffre visiblement d’une schizophrénie profonde, commanditée par des officines de l’idéologie Islamo-arabo-baathiste, pour infuser son venin de vipère sur sa propre identité et l’histoire de son pays. Sinon comment être aussi aveuglée et aliénée pour balayer l’histoire millénaire de la Tunisie elle-même. Carthage, les guerres Puniques, les alliances entre Rome et la Numidie du Rois Massinissa contre Carthage. Ibn Khaldoun est Berbère tunisien avant qu’il soit arabisé par l’Idéologie totalitaire de l’Islam, Syphax, roi berbère de la Numide Orientale, dont la ville tunisienne actuelle (Sfax) porte le nom. Oui les juifs sont berbères depuis des millénaires. L’histoire se répète Mme Kara Hafsa, et cela vous l’ignorez. Vous ignorez et j’en suis certains qui est Dyhya, la reine berbère des Aurès qui a tenu tête aux envahisseurs Arabes au 7ème siècle. Oui les recherches archéologiques démontrent jours après jours que c’est l’inverse, ce sont les Amazigh d’Afrique du nord qui ont migré au moyen Orient actuel, il y a de cela plus de 3000 milles ans. Les juifs sont des descendants du peuple Amazigh et non l’inverse. Les mêmes sources et découvertes archéologiques attestent la présence des Amazighs et leurs influences dans la configuration, l’existence même de l’Egypte des Pharaons. Le roi Amazigh Chachnak qui a détrôné le pharaon Ramsès II, serait-il elle, pour vous une distorsion de l’histoire ?
    Pour vous et pour les pouvoirs incultes et dictatoriaux, nos revendications culturelles et linguistiques sont synonymes de traitrises et d’atteintes à ce qu’ils appellent, les constantes nationales à savoir l’Islam et la langue Arabe.
    Les « Kabyles » sont traités de parias et le mouvement politique autonomiste MAK de terroriste. Les Amazighs « Chaouias » de la région des Aurès, descendants de la reine Juive berbère Dyhia, sont sous surveillance permanente.
    Les décideurs à la solde de l’Idéologie arabo-Islamique moyenâgeuse ont décidé que l’histoire officielle de l’Algérie commence avec l’arrivée l’envahisseur arabe Okba Bin Nafàa en Numidie. Tout ce qui s’est passé auparavant n’a pas droit de citée, car il est antéislamique. Et pour ajouter l’outrage et l’ignominie, on construit un Mausolée, imposant, lieu de pèlerinage par excellence à l’envahisseur Okba Bin Nafàa, et on a fait de notre ancêtre guerrier Akxcel (Koceila) ⴰⴿⵙⵍqui l’a abattu, un apatride. Il est banni de l’histoire et de la mémoire collective des algériens. Aucune trace matérielle ne rappelle sa mémoire, glorifier son courage et son patriotisme. Le premier est un étranger, hissé au rang des saints, vénéré pour l’éternité, pendant que le fils du peuple, l’autochtone le chef guerrier qui est mort pour la patrie, n’est pour eux qu’un vulgaire mécréant, le vénérer ou lui ériger, ne serait-ce qu’une stèle en sa mémoire serait vu comme un sacrilège !!
    Tout le monde sait qu’on vous a commandé l’écriture de ce torchon de livre et vous l’avez écrit sans aucune objectivité, pour faire plaisir à vos maitres bédouins enturbannés, vous n’êtes qu’une esclave il ne vous reste qu’un pas pour devenir une Harim de leur Haram. Vous ne pourrez pas atteindre le niveau d’intelligence intellectuelle de Votre compatriote Hela Ouardi, ni son honnêteté scientifique. Le peuple Amazigh et le peuple Juif, partagent depuis des millénaires un destin et une histoire marqués par des combats et des luttes existentielles. Le peuple Juif à subit les pires traitements de son histoire. La fondation de l’état d’Israël, par le peuple juif et la réappropriation de ses terres ancestrales, traduit sa détermination à se réapproprier aussi son histoire et sa langue, fondements essentiels de son identité millénaire.
    Le peuple Amazigh, lui aussi n’a pas cessé de se reconstruire des conquêtes qui l’ont successivement détruit et pillé ses terres. Il a réussi à faire face aux envahisseurs : Vandales, Byzantins, Romains, Arabes, Turcs et Français, il est toujours debout. Il a certes pu libérer ses terres par des luttes armées acharnées contre les occupants, or, aujourd’hui il doit mener une bataille pour se libérer du joug de l’idéologie totalitaire de l’Islam, pour recouvrer son identité à travers sa langue et son histoire.

  4. Bonjour Monsieur, je découvre l’article du journal et en même temps votre réponse. Je connaissais un peu l’histoire de la Kahina mais j’ignorais son véritable nom. Je vous prie de m’en excuser. En vous lisant, j’ai tellement appris sur votre identité Amazigh, vos revendications et votre révolte compréhensive. Je ne devrais pas y souscrire étant Française mais l’Histoire de la Kahina m’a touchée il y a fort longtemps. Je vous remercie encore pour le texte au-dessus. Courage. Danielle

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