Algérie : une présidentielle est-elle vraiment possible maintenant ?

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Election présitentielle, Algérie
Election présitentielle, Algérie

ALGERIE (TAMURT) – Organiser une élection présidentielle dans le contexte et le climat de tension, voire de terreur, qui règne actuellement en Algérie, est-elle vraiment une mission possible ? Toutes les conditions pour la tenue d’une élection en Algérie sont absentes.

A commencer par un minimum de climat de sérénité. Certes, l’Algérie a eu à organiser une élection présidentielle dans un contexte extrêmement difficile. C’était en 1995 en pleine guerre civile. On se souvient dans quel climat s’étaient déroulé ce vote. Il a eu lieu malgré tout, entre deux bruits de bombes et quelques assassinats ça et là, se souvient-on. A l’époque, l’armée avait présenté un général : Liamine Zeroual et trois lièvres qui représentaient différents clans de l’armée et qui savaient bien sûr d’avance qu’ils étaient des candidats perdants. Il s’agissait, pour rappel, de : Mahfoud Nahnah, Sa id Sadi et Nourredine Boukrouh.

A l’époque, l’Algérie vivait dans une situation qui était, de loin, pire que celle d’aujourd’hui à cause de la terreur terroriste qui prédominait dans les quatre coins du pays. Le pays n’avait pas, non plus de président élu, après le départ forcé de Chadli Ben Djedid (tout comme aujourd’hui) et toutes les assemblées nationales et régionales n’étaient pas élues mais désignées. Nous sommes donc dans une phase qui ressemble, à bien des égards, à celle qui avait prévalu en 1995. Certes théoriquement, tenir une élection présidentielle parallèlement au maintien de la mobilisation populaire de chaque vendredi, ajoutée à celle des journées du mardi, pourrait paraitre une mission hors de portée des décideurs algériens. Mais quand on a encore en mémoire comment a été menée le bal de la présidentielle de 1995, on ne peut pas dire que le pouvoir algérien ne pourrait pas encore une fois forcer la main au destin et imposer sa propre feuille de route.

D’ailleurs, ça a été toujours le cas depuis 1962. Rien n’a vraiment changé depuis l’indépendance. Surtout quand on sait que dans la loi électorale, rien n’exige qu’il y ait une participation massive de la part des électeurs pour valider le vote ou encore qu’il y ait un maximum de candidats ou bien que l’élection serait annulée si, par exemple, le taux de participation national était insignifiant. Quand on sait que la clientèle du pouvoir se compte par millions, on devine donc aisément que tout est possible dans l’Algérie d’aujourd’hui. Sauf si tout le peuple, tout le peuple, en décide autrement. Attendons pour voir !

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. la situation et les promesses d’une nouvelle élection que l’on nous présente aujour’d’hui pour une nouvelle relance politique et économique , et semblable a une vielle chaussure que l’on cire à l’aube de chaque jour pour qu’elle ré-brille de nouveau . Mais en réalité ses semelles sont usées Moins- qu’une épaisseur d’une feuille à tabac. ET tout le monde le sait . Même nos chats le savent . Car nos poubelles sont les révélatrice de la situation politiques et économique du pays . Passons aux choses sérieuses laissons les médecins faire leurs boulots car le pays nécessite des soins intensifs a tout le peuple qui ont bavent depuis presque 60 années ….? L’EPINE SOIGNEUSE

  2. Comme celles passées, quand le Berzidan est dument choisis par les militaires puis le passage formel devant la oumma, la TV montrera les militaires en civil devant les urnes et on aura droit à la bénédiction de la ligue arabe et de l’union africaine. Voilà la solution facile qui ne craint pas les critiques.

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