Jumelage entre Tizi-Ouzou et Roche-sur-Yon : – la relation partenariale reprend après 5 ans de gel

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La relation partenariale entre les villes de Tizi-Ouzou (Algérie) et la Roche-sur-Yon vient de reprendre après 5 ans de gel. C’est pour mettre fin à ce « gel » qui remonte à l’année 2008 qu’une délégation du pays de Georges Clemenceau (Vendée), sur invitation des élus de l’APC de Tizi-Ouzou, séjourne dans la capitale du Djurdjura depuis trois jours.

La journée d’avant-hier a été traduite par une réunion au siège de l’APC de Tizi-Ouzou des élus de cette commune avec leurs homologues de Roche-sur-Yon. Les deux parties se sont mises d’accord sur l’apport français aux Tizi-Ouziens en matière de connaissances sur le développement économique, social, culturel et de protection de l’environnement. Il est surtout question pour les Roche-Yonnais d’inculquer et d’apprendre aux Tizi-Ouziens la méthode de développement selon le concept de « démocratie participative » qu’ils disent maîtriser, puisqu’ils en ont une longue et profonde expérience. En tout cas, c’est ce que les deux parties ont laissé entendre, aujourd’hui dans l’après-midi, à l’issue d’une conférence de presse qu’elles ont animée conjointement à l’hôtel Lalla-Kheddidja de Tizi-Ouzou.
Du côté français, M. Tarek Tarrouche, adjoint au maire délégué aux relations internationales, a affirmé que ce redémarrage dans les relations entre Tizi-Ouzou et Roche-sur-Yon, constitue une « réelle opportunité pour les deux parties de développer davantage les bonnes relations d’amitié existantes déjà depuis un quart de siècle ». M.Tarek Tarrouche a également évoqué certains mécanismes que sa municipalité compte actionner au profit de la ville de Tizi-Ouzou, à l’exemple de la possibilité de mobilisation de certains organismes internationaux aux compétences et expériences avérées.

Du côté de Tizi-Ouzou et par le biais de M. Idir Nekkache, l’accent a également été mis sur la volonté des élus de développer la relation partenariale entre Tizi-Ouzou et Roche-sur-Yon. A la question de savoir dans quels domaines exactement les Roche-Yonnais peuvent apporter leur savoir-faire aux Tizi-Ouziens, Idir Nekkache a donné la liste des créneaux arrêté provisoirement par ses camarades élus où les Français peuvent apporter leur savoir-faire.

La curiosité des journalistes a cependant surpris les conférenciers. Ceux-ci ont été même mis dans une certaine gêne. En effet, beaucoup de questions ont été centrées sur d’ « éventuels acquis concrets » au profit de la ville de Tizi-Ouzou depuis son opération de jumelage avec la Roche-sur-Yon qui remonte à l’année 1988. Les conférenciers tizi-ouziens ont trouvé la réponse en accablant les anciennes équipes dirigeantes de n’avoir pas impliqué la société civile dans cette relation partenariale. Les Roche-Yonnais quant à eux ont trouvé une échappatoire en déclarant tout simplement que les liens d’amitié entre les Tizi-Ouziens et les Roche-Yonnais n’ont jamais cessé. Ils sont allés même jusqu’à citer le témoignage de certains Algériens ayant séjourné à Roche-sur-Yon où l’hospitalité des habitants de cette commune a été mise en avant. Cependant, les journalistes sont restés sur leur faim car aucun projet réel de développement ne leur a été cité comme exemple.

D’ailleurs, le communiqué de presse élaboré par l’APC de Tizi-Ouzou a été laconique. Ce document note toutefois que la délégation de Roche-sur-Yon est composée de M.Tarek Tarrouche, adjoint au maire délégué aux relations internationales, Mme Nicole Chabot, conseillère municipale déléguée à la coopération décentralisée, M. Patrick Dinel, adjoint au maire délégué aux travaux et la voirie, M. Salah Yataguène, chargé de mission à la Direction de la communication, Mme Hélène Crépeau, responsable du service relations internationales et M. Joseph Alain, membre de l’association AEIN(comité de jumelage). Le document identifie également la ville de Roche-Sur-Yon comme étant situé « à l’ouest de la France, sur la côte atlantique, dans la région des pays de la Loire. Cette ville de 54.000 habitants est la capitale de la Vendée et a été fondée par Napoléon en 1804. Elle est aujourd’hui une ville principalement administrative et compte sur son territoire quelques grandes entreprises et de nombreuses PME et PMI (petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries) ».
Le communiqué de presse rappelle par ailleurs que « la ville de Roche-sur-Yon est jumelée avec la ville de Tizi-Ouzou depuis 1988, 25 années au cours desquelles plusieurs échanges de citoyens ont été réalisés ainsi que des échanges de pratiques et d’expériences dans de nombreux domaines ». « Suite à la période difficile des années 2000, peut-on encore lire dans le document, le flux des échanges a été ralenti. L’objectif de cette rencontre réside dans la volonté de la nouvelle équipe municipale de Tizi-Ouzou de réactiver ce partenariat franco-algérien ».

Notons enfin que la délégation française a, depuis son arrivée, rencontré de nombreux responsables de comités de quartiers et villages de la commune de Tizi-Ouzou. Le déplacement des Français dans les villages de la commune a été assuré par l’APC de Tizi-Ouzou.