Les étudiants ont marché à Bgayet et Tizi Ouzou

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KABYLIE (TAMURT) – Des milliers d’étudiantes et d’étudiants ont marché hier, mardi, dans la ville de Bgayet et Tizi Ouzou pour exiger le départ de toutes les personnalités ayant participé à la gouvernance catastrophique du régime de Abdelaziz Bouteflika à commencer par le chef de l’état par intérim, Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Nourredine Bedoui ainsi que le président de l’Assemblée populaire nationale Moad Bouchareb, qui avait été imposé par la force par Said Bouteflika et ses pions et ce, quelques mois avant que l’armée n’intervienne pour mettre un terme à sa dérive totalitaire et anti-constitutionnelle.

Aussi bien dans la ville de Bgayet qu’à Tizi Ouzou, les étudiants sont restés fidèle à ce rendez-vous hebdomadaire consistant à marcher pour dénoncer un régime politique abject qui a transformé l’Algérie en une propriété privée où le peuple n’a droit qu’à des miettes et encore ! Les deux manifestations ont enregistré une adhésion massive de la part de la communauté universitaire qui a réussi à imposer ses propres slogans en plus de ceux qui émanent des officines du pouvoir en place dont ceux qui sont scandés en langue arabe et à travers lesquels les tireurs de ficelles tentent de noyer la vraie identité du combat que mènent les kabyles depuis quelques années.

Les manifestants des deux villes ont ainsi clamé des slogans qui rappellent que nous avons affaire à un régime politique dont la seule préoccupation est d’amasser le maximum de milliards de dinars. Les deux manifs ont été une occasion pour rappeler aussi les crimes commis par le pouvoir algérien depuis l’indépendance surtout ceux, restés impunis, du printemps noir de 2001. « pouvoir assassin » et « Ulac smah ulac » étaient entre autres les deux slogans qui ont le plus retenti hier, mardi, aussi bien à Bgayet qu’à Tizi Ouzou.

Notons en outre que des dizaines d’avocats exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou ont observé, durant la même journée, un rassemblement devant la cour de justice de cette ville également dans le même sillage que les marches des étudiants pour exiger le départ du système et un changement radical du personnel politique dirigeant.

Tarik Haddouche

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