Rassemblement Pour la Kabylie : Hamou Boumedine appelle à la mobilisation contre le pouvoir

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Hamou Boumedine
Hamou Boumedine

KABYLIE (Tamurt) – Les réactions concernant la libération du militant Salim Yezza après une condamnation à une année de prison avec sursis et, par ricochet à la répression pratiquée par le pouvoir algérien ces derniers temps, se poursuivent. Hier, vendredi, c’est au tour du Rassemblement pour la Kabylie (RPK), par la voix de son coordinateur, de réagir à cet événement politique.

En effet, le Rassemblement pour la Kabylie-RPK a exprimé tout son soulagement de voir enfin le militant Yezza Salim sortir de prison rejoindre sa famille et ses amis. « Mais, ajoute le RPK, au regard du verdict prononcé par le tribunal de Ghardaia, à savoir la condamnation à une année avec sursis assortie d’une amende de 100 000 DA, justice n’a pas été rendue aussi bien sur le plan de la procédure que sur le fond ».

Pour le RPK, les faits sur lesquels ont été engagées les poursuites n’ont aucune validité et l’arrestation relève carrément d’un abus de pouvoir. Le RPK considère par ailleurs que ce verdict est comme une action d’intimidation politique envers tous les militants épris de liberté et des droits fondamentaux.

« La justice algérienne inféodée au pouvoir de l’exécutif continue d’agir comme un instrument de répression au lieu de servir comme, l’exige les textes, en tant que garante des libertés », explique le RPK. Ce dernier ajoute, en outre, que le pouvoir vient de confirmer une fois de plus, à travers le cas de Yezza Salim, que les libertés démocratiques sont en sursis en Algérie et que sa politique d’ouverture vers l’amazighité est un leurre.

« Au lieu de poursuivre les véritables incitateurs à la haine évoluant en toute impunité, y compris au sein même des institutions, il vient de condamner un militant amazigh chaoui qui a fait œuvre de solidarité avec la communauté mozabite qui a subi les pires des agressions dans son existence »,  indique le même mouvement. Pour le RPK, il faut opposer au pouvoir la mobilisation et la solidarité comme ce fut le cas ces derniers jours. « Entre les différents acteurs des communautés amazighophones, un cadre de concertation devient même une urgence », conclut le RPK.

Tarik Haddouche