L’Etat algérien persécute les chrétiens

1
église catholique Santa-Cruz, Oran
église catholique Santa-Cruz, Oran

ALGERIE (Tamurt) – La restauration de l’église d’Oran par le régime d’Alger n’est pas destinée  aux Algériens, mais juste à une poignée de chrétiens étrangers, Français particulièrement. Un coup de pub pour donner une image d’un pays tolérant. La réalité, comme tout le monde la connait en Algérie, est toute autre. Les chrétiens algériens et kabyles sont interdits de pratiquer autres religions que l’islam. Le cas de Bouhafs qui a passé plus d’un an en prison rien que pour avoir pratiqué la religion chrétienne est l’exemple le plus édifiant.

Plus de 100 chrétiens à  travers toute l’Algérie croupissent dans les prison à cause de leur foi chrétienne. La plus part des non musulmans en Algérie pratiquent leur religion dans la discrétion la plus totale.  Aucun juif algérien ne peut oser exhiber sa foi. Des pressions terribles sont exercées contre les chrétiens dans les milieux de travail. Certains sont licenciés. A Tizi Ouzou, par exemple, nous avons appris auprès de plusieurs sources de la direction de l’éducation qu’il est »strictement interdit de recruter des enseignants de confession chrétiennes ».

Les services de la gendarmerie de chaque circonscription en Kabylie a établi des fichier sur chaque chrétien. Les athées aussi sont persécutés.  Alors la restauration de l’église d’Oran pour les chrétiens étrangers par les autorités algériennes n’est que de la poudre aux yeux. 

Ravah Amokrane

1 COMMENTAIRE

  1. L’Algerie de boumediene et congres du caire tire sa légitimation ideologique à partir de la oumma arabislamique qui a Qods comme épicentre, c’est à cette dimension, qui du reste fut gouvernée par l’empire Othoman qui n’avait rien d’arabe, qui haissait les arabes, comme les berbères. C’est à partir à cette supércherie que le kouliglis benbadis(les enfants de soldats turcs en algerie n’étaient pas considérés dignes d’etre turcs et les ont laissé en Algerie à leur départ avec l’arrivée des francais) assimile l’Algerien à un arabe en devenir, l’assimilation actuelle est directement liée à ce déterminisme.
    Vient ensuite la version qui voulait un habillement nationaliste moderne de l’arabisme du nationaliste arabe de Michel Aflak qui croit faire de tout pays dont le parler ressemble à l’arabe, un pays arabe. Dans cettevague s’insert Nasser qui voulait fèderer les pays arabes pour en faire le support pour sa participation du processus des « non alignés » qui comprenait outre à Tito de yougoslavie Nkruma du Ghana. Il avait pour cela ses pions que sont benbella et boumediene.
    Un processus qui repose juste sur une elite mais substantielement c’est la oumma mélangée à quelques notion de socialisme que l’on vendait pour nationalisme arabe. Ce qui couvait l’islam comme orientation culturelle de fond. Si bien que le Bourguiba qui voulait moderniser par le haut le pays en introduisant quelques lois modernes ne voyait pas le travail de sape de l’islamisme de Kerouan, comme el azhar piègera Sadat et finit par rendre irreversible la voie de l’islamique politique. Ce qui est visible aussi dans la constitutionette qui met l’islam au dessus de toute loi, sibien qu’elle interdit l’usage de la religion en politique de fait l’Etat arabe permet deux partis islamiques. En sommes les arabislamiques tentent de plier la modernité à leurs voeux plutot que de se modérniser.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici