Lounes Matoub, 25 ans déjà : Hommage à une figure emblématique de la Kabylie

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Matoub
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BOBIGNY (TAMURT) – Ce samedi 24 juin, un hommage sera rendu à Lounes Matoub au niveau de la maison de la culture 93 de Bobigny (France). L’évènement est organisé par l’association ‘’Matoub Lounès Mémoire et Transmission’’, créée en 2017, à Paris, par la veuve du chanteur et militante Nadia Matoub.

Vingt-cinq ans après son assassinat, la mémoire de Lounes Matoub reste toujours vivante et ancrée dans l’esprit du peuple kabyle. Chaque année, un hommage lui est rendu aux quatre coins de la Kabylie et au-delà. Ce samedi, l’association fondée par l’épouse du Rebelle pour la défense et la sauvegarde de sa mémoire s’apprête à lui rendre un hommage dans la ville de Bobigny, en France. Une occasion pour rappeler l’œuvre et le combat de l’artiste kabyle, lâchement assassiné par un groupe armé le 25 juin 1998, en Kabylie. Au programme de cette rencontre-hommage, qui débutera à 15h00, des récitals poétiques déclamés par Wenza et Amuqran At Yettura, conférence et débat sur le thème « Matoub Lounes, mémoire et résistance » animés par Yalla Seddiki et Farid Benmokhtar, ainsi qu’une exposition de la sculpture ‘’Le Poète’’, une œuvre en bronze réalisée par M-Dan.

A partir de 19h00, un concert hommage sera animé par Ali Amrane, Amzik, Azal Belkadi, Sandra Hamaidi, Hakim Arezki, Rezki Ouali et Cecile Barache. En Kabylie, la tombe du chanteur dans son village de Taourit Moussa, continue d’être un véritable lieu de pèlerinage.

Des milliers de ses fans et de ceux qui croient à ses idées et son combat s’y donnent rendez-vous tous les 25 juin, à la date anniversaire de sa mort, pour lui rendre hommage. Matoub Lounes avait tout juste 42 ans lorsqu’il a été assassiné au lieu-dit Thala Bounane, sur la route menant de Tizi Wezzu à Ath Douala. Son épouse Nadia et ses deux belles-sœurs, qui étaient avec lui dans la voiture, ont été blessées. A sa mort, le peuple kabyle s’est soulevé comme un seul homme pour dénoncer un assassinat politique.

Les manifestants crient « pouvoir assassin ». L’artiste kabyle combattait par ses chansons et ses idées sur deux fronts : l’intégrisme islamiste et le pouvoir algérien, lui-même fondée sur l’idéologie arabo-musulmane.

Arezki Massi

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