Le 18 mars 1962, Krim Belkacem signa l’indépendance de l’Algérie 

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Le 18 mars 1962, Krim Belkacem signa l’indépendance de l’Algérie 
Krim Belkacem

KABYLIE (Tamurt) – Le premier homme à prendre les armes en 1947, en Kabylie, contre le colonisateur français, Krim Belkacem, a signé un certain 18 mars 1962 l’indépendance de l’Algérie. C’était à Evian, en Suisse, il y a 54 ans.

Après plusieurs mois de pourparlers,  le Lion du Djurdjura, comme on le surnommait, offre l’independance à l’Algérie. Les négociations ont duré plusieurs mois. Au début, les membres des deux délégations   antagonistes ne se seraient même pas la main et ne se saluaient même pas. Les Français ont voulu à maintes reprises piéger la délégation algérienne, mais Krim, égale à lui-même, n’a rien laissé à ses adversaires. Il leur a tenu tête comme dans les maquis.  «  O n’a rien  à perdre. On est condamné à arracher notre indépendance quelques soit les conséquences », aurait-il lâché d’emblée aux Français.

Le représentant  algérien s’est imposé en sa qualité de Kabyle, la région qui a mené la guerre aux Français. Et si ces négociations ont eu lieu, faut juste le rappeler, c’était grâce à Jean El Mouhoub Amrouche, en sa qualité de journaliste en Suisse.  Un Kabyle chrétien d’un niveau intellectuel très élevé. C’était lui l’intermédiaire entre un ministre français et Krim. On dit que dans les coulisse, Mr Amrouche était e conseiller de Krim et a joué un rôle prépondérant dans l’aboutissement de ces négociations. D’autres affirmait aussi que Mouhoub Amrouche aurait exigé du FLN que le représentant algérien soit Kabyle, et Krim plus exactement, car il ne faisait confiance a personne d’autres, étant donné que Abane a été assassiné par Boussouf et Aït Ahmed était en prison en France.

Aujour’dhui personne ne parle de lui. Qui,  en Kabylie ou en Algérie, connait Jean El Mouhoub Amrouche ?

Personne.  Quant à Krim, qui était le seul chef historique a échapper depuis 1947 aux militaires français et en plein guerre en Algérie, il n’a pas échappé à la sécurité militaire de Boumediene en 1970 après l’indépendance en…Allemagne !  D’ailleurs, pour l’histoire, Boumediene a rejeté les négociations du 19 mars 1962, de peur de se faire doubler par Krim, vu qu’en 1962, il était encore inconnu au bataillon. Il ne devient connu qu’une fois qu’il a usurpé le pouvoir par la force.

La seule erreur de Krim, et de tous les chefs historiques kabyles, c’est d’avoir libéré l’Algérie, un pays qui n’est pas le leur ! S’ils avaient seulement libéré la Kabylie aussi…

Lounès B

7 COMMENTS

  1. Krim; les hommes avec un grand H. Aujourd’hui il n’y a plus de H. Merci à Lounes de nous donner cette information sur le personnage Mouhoub Amrouche que je ne le connais pas.

  2. La Finalité des accords d’evian est juste une passation de pouvoir entre le colon français et le colon arabo-integriste, les grands perdants de cette histoire sont les kabyles qui ont donné de leur vie pour arracher leur liberté à la 4ieme puissance mondiale et aujourd’hui c’est les laissés – pour-compte de la société algérienne. Les pseudos discours patriotiques des successeurs du clan de oudjda me donne la nausée, je suis en overdose. Aujourd’hui la kabylie est menacée non seulement par les bourreaux du pouvoir central d’Alger, mais aussi par les intégristes islamistes qui naissent des incubateurs de l’ état mafieux, puis laché dans les massifs de la kabylie. Vive la kabylie libre.

  3.  »La guerre est quelque chose de sérieux pour la confier à des militaires » dit-on. Or, le malheur de ce pays est que la guerre d’Algérie était menée en majorité par des maquisards incultes qui, aveuglés par leur nouveau statut de seigneurs de guerre, par leur narcissisme divaguant et par leur ego démesuré se sont permis, pour certains, de s’octroyer le grade de Colonel. La majorité de ces gens là ressemblent à bien des égards aux intégristes qui ont envahis les maquis Algérien durant les années 90. N’est-ce pas que mis à part le contexte, les circonstances et les objectifs, sinon les horreurs commises par les uns sont des copies de celles commises par les autres. L’autre malheur était que ceux, parmi les insurgés, qui devaient être réellement aux commandes ont été éliminés d’une façon ou une autre pour laisser place aux lâches, aux abrutis, aux incultes, aux adeptes d’un nationalisme ravageur, aux vas nus pieds, aux arrivistes, aux imposteurs notoires, aux salopards, aux goumiers et aux traîtres de toutes espèces. Le résultat est que 54 ans après, ce pays est en phase de désintégration. C’est impensable et inimaginable ce qu’était la crédulité des chefs Kabyles de l’époque, il ne vient pas à l’esprit que des chefs à ce niveau de responsabilité aient pu commettre tant d’erreurs et passés complètement à côté de leur sujet. Le pire est qu’ils s’entre tuaient entre eux alors même que leurs pairs dans d’autres régions se serraient les coudes du moins pour affronter les obstacles exogènes. La devise de ces derniers est :  » H’marna khir men el khier fikoum » littéralement cela donne  »notre âne est préférable au meilleur d’entre vous autres » Ah, la belle affaire que cette guerre d’Algérie qui a fait le bonheur de l’Arabo-islamisme au détriment de l’authenticité et de l’originalité de ce pays appelée Algérie. Le comble est qu’aujourd’hui beaucoup de Kabyles de toutes les strates sociales retombent dans les mêmes travers, commettent les mêmes erreurs et se mettent toute honte bue au service de leurs maîtres qui eux continuent, à la manière de leurs aînés, de se serrer les coudes, de s’entraider même dans l’illégalité et de se protéger par tous les moyens contre toute intrusion externe dans leur jardin. Il n’échappe à personne que la situation en Kabylie actuellement est inquiétante et pour la tirer d’affaire, elle a un fort besoin de leaders éclairés, visionnaires, lucides et intrépides prêts à casser la baraque dans le bon sens du terme. Si la lutte pacifique est certes âprement recommandée, cependant, peut-on faire d’omelettes sans casser d’œufs? A moins de faire sienne l’exhortation biblique qui suggère de tendre l’autre joue après que l’autre ait fait l’objet de tape. Il existe trois catégories de Kabyles:
    – Ceux qui souhaitent, veulent et optent pour une rupture total avec l’Algérie dans sa configuration actuelle,
    – Ceux qui souhaitent plutôt une autonomie tout en étant amarrés à l’Algérie dans un cadre fédéral,
    – Ceux qui souhaitent bénéficier d’un statut particulier,
    – Ceux qui demeurent encore indécis tant ils ne peuvent se prononcer en connaissance de cause. Ils ont besoin de temps et plus de sensibilisation,
    – Enfin, ceux qui refusent sans raison aucune toutes les options précédentes et acceptent donc de demeurer Algériens contre vents et marrées. De ceux là il faut s’en occuper par tous les moyens appropriés.  »Quand le vin est tiré, il faut le boire ».

  4. Vraiment je n’arrive à gober cette histoire du comment ce merdique de groupe d’Oujda et leur clique ,ont réussi à vaincre le gpra et l’armée intérieur et le peuple avec s’il existe en tant que tel?! alors pour moi krim, abane ..etc ce ne sônt pas des heros mais des zéro du moment que ce groupe les a eu.don indirectement ils sont responsable de la situation de la kabylie .alors si vous voulez la rupture c’est aussi il faut avoir le courage de la faire même avec ces héros pour ne pas dire leurs héros car ces même algeriéns les tenues ,eux qd ui sont morts pour l’Algérie pas pour la kabylie,nos héros c’est fadma n’soumer pour ne cite qu’elle ,car elle a donner sa vie pour la kabylie,ils faut que nous soyont cohérent nous qui voulont une kabylie libre…

  5. Passation de pouvoir entre les colons francais et les colons arabo-marocains d’Oujda ! Vous parlez d’independnace? un beau mot qui n’as jamais pris place en Algerie.

  6. Les grands perdants c’est nous on a combattu l’anegérie française maintenant l’anegérie arbo-islamiste nous combat.

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