Sujets d’examen:Le régime algérien exploite honteusement le meurtre de Djamel Bensmaïl

4
1396
Djamel Bensmail par l'artiste Redha Menassel
Djamel Bensmail par l'artiste Redha Menassel

ALGERIE (TAMURT) – L’histoire de l’assassinat de Djamel Bensmaïl, l’été dernier, à Larbaa Nath Irathen, a été intégrée dans des sujets de l’examen du français et de l’anglais soumis aux élèves du cycle moyen à travers des collèges algériens, et même en Kabylie. Dans une tentative sournoise et mesquine de stigmatiser la Kabylie, le régime algérien s’enfonce davantage dans le ridicule.

La propagande nauséabonde du régime algérien contre la Kabylie s’est invitée aux sujets d’examens soumis aux élèves du cycle moyen, durant les compositions de ce premier trimestre. En effet, les sujets des langues française et anglaise contenaient un texte journalistique (fait divers) décrivant en détail le meurtre de Djamel Bensmaïl, lors des incendies criminels perpétrés, au mois d’août dernier, en Kabylie. Le plus intriguant dans ces sujets ce sont les questions du texte de l’examen. Elles sont sournoises et orientées vers un seul objectif principal : stigmatiser le peuple kabyle et dédouaner le régime algérien de ce crime. A titre d’exemple, le sujet d’examen du français donné aux élèves du CEM « El Nezla » dans la wilaya de Touggourt propose dans le 3e exercice de compréhension de répondre par « vrai » ou « faux » à quatre affirmations. La première est la suivante : « Djamel Bensmaïl a été tué par la police » (vrai ou faux). Cela est révélateur d’une chose : Le régime algérien reste pathétiquement obséder par la hantise de disculper la police de l’assassinat du jeune de Miliana, alors que l’implication des services secrets algériens dans cet ignoble meurtre est évidente et claire comme le soleil en plein midi.

Par ailleurs, le fait que le sujet d’examen du français soumis aux élèves de troisième année du cycle moyen ait intégrée l’histoire de l’assassinat de Djamel Bensmaïl aux quatre coins du territoire algérien, et même en Kabylie, cela prouve que les instructions ont été données du ministère de l’Education. Dans le département de Tizi Wezzu, en Kabylie, le sujet de composition de langue française au CEM Frères Yazag (base 6) de la commune d’Assi Youcef contient un texte (article paru dans Le parisien le 15 août 2021) racontant le lynchage à mort de Djamel Bensmaïl. Une même volonté de blanchir et d’innocenter la police algérienne concernant ce meurtre existe à travers les questions de compréhension.

En effet, la question numéro 3 du premier exercice (compréhension de l’écrit) dit ceci : « Pourquoi la victime s’est rendue à la police ? » Dans le texte de l’examen, la réponse est que la victime s’est rendue à la police « car on la soupçonnait d’avoir mis le feu à la forêt ». Or, nous savons que la police de Larbaa Nath Irathen avait initialement affirmé que c’est plutôt un groupe de jeunes qui a remis Djamel Bensmaïl au commissariat de police. Quelques jours après, le directeur de la police judiciaire de la DGSN a changé de version, en affirmant lors d’une conférence de presse organisée à Alger que c’est la victime elle-même qui s’est rendue à la police.

Ainsi, à travers des questions très orientées, le ministère algérien de l’Education veut amener l’élève à croire que la police algérienne n’est pas impliquée dans le meurtre abject de Djamel Bensmaïl et que cela était l’œuvre des kabyles. L’obsession du régime algérien à stigmatiser la Kabylie est devenue flagrante au point d’utiliser même les sujets d’examen pour distiller sa version mensongère officielle sur le meurtre du jeune de Miliana.

Arezki Massi

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here