Affaire du journaliste Mohamed Mouloudj et ses codétenus : Le dossier renvoyé à la prochaine session criminelle !

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Le journaliste Mohamed Mouloudj
Le journaliste Mohamed Mouloudj

ALGER (TAMURT) – La chambre d’accusation près la cour d’Alger (Ruisseau) a décidé de renvoyer le dossier de l’ex journaliste de Liberté Mohamed Mouloudj et ses codétenus à la prochaine session criminelle. Leur demande de libération provisoire a été déjà rejetée le 11 mai dernier et leur mandat de dépôt a été renouvelé pour une durée de quatre mois.

Malheureusement, les militants kabyles Mohamed Mouloudj, Malek Boudjemaa, Zahir Djemai, Arezki Oulhadj et Zahir Messaoudene doivent encore supporter les affres des geôles algériennes, car leur dossier vient d’être renvoyé à la prochaine session criminelle qui s’ouvrira probablement en septembre 2022. Poursuivis dans la même affaire, le militant indépendantiste Abdenour Saidi, amputé de ses deux jambes à cause du diabète, a été remis en liberté provisoire, après avoir passé un mois en prison. Pour rappel, ces militants ont été interpellés en septembre 2021 par différents corps de sécurité du régime algérien dans le cadre d’une vaste opération d’arrestations de militants kabyles, après que la junte militaire ait mis le feu en Kabylie. A travers des perquisitions à domicile violentes, elle a instauré un climat de terreur dans les villages kabyles. Son plan diabolique était d’imputer ces incendies criminels à des kabyles innocents, après avoir déclaré arbitrairement le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie « organisation terroriste ». La chasse a été donnée par le régime d’Alger aux militants des mouvements prônant l’indépendance de la Kabylie (MAK et URK), aux sympathisants de la cause indépendantiste et aux activistes d’autres sensibilités politiques. Des dizaines de kabyles croupissent injustement en ce moment dans la prison algérienne de Koléa, en attendant d’être jugés.

Avec des dossiers vides, la justice algérienne inféodée à la junte militaire abuse de la détention préventive. Des chefs d’accusations fallacieux et mensongers sont portés à l’encontre de ces militants kabyles. Ils sont injustement accusés d’« atteinte à l’unité et à la sécurité nationales », « appartenance à une organisation terroriste » (MAK) et « diffusion de fausses informations ».

Aksil K.

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