Condamnés à deux ans de prison dont un avec sursis : Le journaliste Mohamed Mouloudj et ses codétenus quittent la prison après avoir purgé leur peine

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Louiza et Mohamed Mouloudj.
Louiza et Mohamed Mouloudj.

ALGER (TAMURT) – Deux années de prison dont une avec sursis est la peine prononcée, ce mardi 18 octobre, par le tribunal criminel de Dar El Beida (Alger) à l’encontre du journaliste Mohamed Mouloudj et ses cinq autres codétenus. Poursuivis dans la même affaire, deux autres détenus, en l’occurrence Taleb Jugurtha et Ali Mimoun, ont été acquittés. Ces citoyens kabyles quittent tous la prison algérienne après avoir purgé leur peine. L’accusation de terrorisme a été abandonnée par le juge. Le parquet avait requis contre les accusés entre 10 et 15 ans de prison.

C’est la fin d’un calvaire pour neuf détenus d’opinion kabyles et leurs familles. Après une détention arbitraire de plus d’un an pour huit d’entre eux, ils quittent aujourd’hui la prison algérienne de Koléa. Six détenus ont été condamnés à deux ans de prison ferme dont un avec sursis. Il s’agit de Zahir Djemai, Boudjemaâ Malek, Messaoudene Zahir, Rezki Oulhadj, Hanafi Ould-Mohand et le journaliste Mohamed Mouloudj.

Pour leur part, les militants Taleb Jugurtha, Ali Mimoun et Abdenour Saidi, qui était en liberté provisoire, ont été acquittés. Arrêtés en septembre 2021, ces citoyens kabyles ont été faussement accusés de terrorisme. En effet, ils étaient poursuivis pour une supposée appartenance au mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), injustement classé par le régime algérien comme « organisation terroriste » depuis mai 2021.

Finalement, le juge a décidé au terme des plaidoiries des avocats de la défense d’abandonner l’accusation de terrorisme basée sur l’article 87 bis du code pénal algérien. Le parquet a requis contre les mis en cause des peines allant de 10 à 15 ans de prison ferme.

Arezki Massi

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