18 octobre 1970, Boumediène ordonna l’assassinat de Krim Belkacem

24
Krim Belkacem

EVOCATION (Tamurt) – Le premier maquisard algérien, Krim Belkacem, signataire des accords d’évian, c’est à dire de l’indépendance algérienne, a été tué, faut-il toujours le rappeler, un certain 18 octobre 1970 dans sa chambre d’hôtel à Francfurt (Allemagne).

Le crime porte la signature de la sinistre Sécurité Militaire Algérienne. Un crime politique mais aussi et surtout raciste. Il a été ordonné directement pas Boumediene, l’enfant prodige de l’armée Française. Moins d’un mois après cet assassinat, sur lequel les services de sécurité Allemands ont presque fermé les yeux, une dizaine de contrats de commerce et d’industriels ont été signés à Alger avec les autorités Allemandes, dont Berliet, spécialisé dans la fabrication d’engins et de camions, rafle la mise. Une signature qui a suscité de larges doutes. Inutile de revenir sur les raisons de la liquidation de ce chef historique kabyle.

Mais une chose est certaine, au maquis depuis 1947, l’armée Française n’a jamais réussi à mettre la main sur lui. Il est le seul chef historique à échapper à la prison Française mais en Algérie, il n’a pas pu échapper aux balles haineuses des autorités Algériennes en….Allemagne !  Courageux, Krim Belkacem s’exprimait souvent en langue kabyle en public ou dans les réunions du PPA et du FLN. Son seul tort est d’avoir libéré un pays dont le peuple ne lui a rien demandé. Il aurait été plus judicieux pour lui, et tous les kabyles, de ne libérer que leur pays : la Kabylie.

Lounès B