21 ans après : on ne sait toujours pas qui a tué Matoub

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Matoub Lounès
Matoub Lounès

KABYLIE (TAMURT) – Toute la Kabylie et tous les berbères du monde commémorent aujourd’hui, 25 juin, le 21ème anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès. A ce jour, personne ne sait, avec certitude, qui a assassiné le rebelle, qui est pourtant le symbole de tout un peuple, le peuple amazigh, et le symbole de l’identité berbère de par le monde.

Le pouvoir algérien continue de faire la sourde oreille quand il s’agit de faire la lumière sur cet assassinat qui a privé la Kabylie de son meilleur fils et de l’homme le plus populaire qu’elle n’ait jamais enfanté, son meilleur artiste également. Tantôt c’est Hacène Hattab qui en est l’instigateur, parfois, c’est un clan du pouvoir, certains n’hésitent pas à évoquer ses amis politiques, sa sœur change l’identité des vrais meurtriers chaque quatre à cinq années. Dans toute cette confusion, c’est la vérité sur l’assassinat de Matoub qui reste inconnue et otage des manipulations politiques. Comme Matoub reste immortel et aussi populaire que de son vivant, on déterre son nom à chaque fois qu’a besoin de manipuler sa mémoire contre X ou Y, souvent avec la complicité consciente ou inconsciente de ceux qui sont censés défendre sa mémoire.

Le résultat est là : les auteurs et les complices dans le meurtre de Matoub courent toujours les rues. Aucune enquête digne de ce nom n’a été menée et aucun procès de l’affaire de l’assassinat du rebelle n’a eu lieu non plus. Même au moment où d’aucuns chantent naïvement le « retour de la justice indépendante » suite à l’incarcération de nombreux chefs de bandes dont d’anciens Premiers ministres, il n’en demeure pas moins que la justice semble absente dans le cas de l’affaire Matoub Lounès. Personne ne peut dire le contraire. A commencer par ceux qui ont accepté un cadeau empoisonné de la part de Bouteflika, le fameux musée dont on ignore le sort après que l’ex-président soit chassé du trône par un peuple en furie.

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. Nuances: on ne sait pas qui a ordonne l’assassinat mais ceux qui l’ont tues c’est un groupe d’agents des services algeriens il ya une video sur youtube ou des interviews de gens de la region confirment ces dires.

  2. Justice arabe. Le crime d’ État est un régulateur politique du régime militaire. Que s’ attendre de ceux qui firent le charnier de 1963 en kabylie?

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