Abdelaziz Bouteflika : FIN ?

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ALGERIE (TAMURT) – Avec la fissuration de l’alliance présidentielle et le soutien affirmé des deux chefs du FLN et du RND au soulèvement populaire déclaré publiquement mercredi dernier, des informations de plus en plus persistantes évoquent le départ imminent de Abdelaziz Bouteflika. Tout porte à croire que le règne de Bouteflika s’approche de la fin.

Les bagarres ayant éclaté mercredi dernier lors du regroupement des cadres dirigeants de l’ex-parti unique à Alger témoignent, si besoin est, de l’ampleur des déchirements au sein du FLN dont le consensus en faveur du soutien à Bouteflika ne semble être qu’un souvenir. Avec le ralliement, authentique ou feint, des deux partis du FLN et du RND à la révolte populaire, c’est Abdelaziz Bouteflika et son entourage immédiat, qui sont isolés pour la première fois depuis 1999. Certes, l’entourage immédiat de Bouteflika tentera encore de manœuvrer jusqu’à l’ultime seconde pour tenter de se maintenir. Mais cette mission demeurent vraisemblablement des plus impossibles. Surtout quand on sait que dans les rangs de l’UGTA et du FCE, l’unanimité sur le soutien de Bouteflika est devenu un leurre.

Depuis le début de la Révolution contre Bouteflika le 22 février dernier, toutes les organisations professionnelles, syndicales, politiques et citoyennes se sont jointes à la voix du peuple. Toutefois, des observateurs avisés de la scène politique algérienne confirment que l’un des rares soutiens qui demeure fidèle à Abdelaziz Bouteflika est le chef d’état major de l’armée, le général Ahmed Gaid Salah, désigné d’ailleurs par l’actuel président. Le soutien de Gaid Salah, expliquent les mêmes analystes, n’est guère motivé par une quelconque conviction, mais plutôt par le fait que Gaid Salah serait convaincu que sa fin à la tête de l’armée algérienne sera décrétée si le règne de Bouteflika se terminait. Ceci dit, il ne faut pas confondre le soutien de Gaid Salah à Bouteflika avec la position de toute l’armée algérienne de manière générale, avertissent les analystes en question. le retard mis pour que Bouteflika annonce sa démission est d’ailleurs lié à ce soutien, pour l’instant indéfectible de Gaid Salah.

Mais la poursuite du mouvement de la rue avec l’annonce d’une grève générale pour la journée du lundi 25 mars prochain à l’initiative des dissidents de l’UGTA, pris en otage par un certain Sidi Said, ne pourra que faire réagir le pouvoir en faveur de la satisfaction de la revendication du rejet du prolongement du cinquième mandat. Surtout quand on sait que même les médias (télévision et journaux) commencent à tourner le dos à Abdelaziz Bouteflika, opportunisme politique oblige.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Attention de ne pas confondre les fantoches exhibés avec les décideurs. Il n y a pas de partis vrais mais juste des conteneurs des clientèles qui feignent des positions alors qu’ en réalité ils sont unis par la rente qu’ ils se partagent. Morale, ils peuvent changer de figurants sans changer de vrais acteurs.

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