Absence totale de moyens de soins à Timizart – Le directeur de santé d’Ath Waguenoun pris en otage par la population

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La situation socio-économique ne cesse de se détériorer en Kabylie. La population ne peut plus supporter le mépris et les mauvaises conditions de vie. La société Kabyle réagit comme l’indique les prémices des mouvements de protestations qui se multiplient un peu partout en Kabylie.

Ce matin, 42 comités de villages de la région de Timizart se sont insurgés et ont envahi la rue afin de dénoncer la mauvaise qualité des soins dont la population locale souffre depuis des années. L’unique centre de soin de la localité est devenu inutile. Il est carrément abandonné par les autorités. Les villageois sont livrés à eux même pour ne pas changer. Ils sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres, vers Azazga ou Tizi-Ouzou, pour se soigner.

Le directeur de la santé d’Ath Waguenoun qui a pris la décision, courageuse, de se rendre ce matin à Timizart a été enfermé à l’intérieur du centre de santé de Souk El Had.

Les citoyens de la région sont en colère. Il est accusé d’être à l’origine de la situation qui prévaut dans le centre de santé où il a été pris en otage. Le manque de moyens humains et de matériels médicaux à Timizart est énorme. Pour apaiser la situation et éviter tout débordement, le wali de Tizi-Ouzou a fait dépêcher le directeur de la santé de Tizi-Ouzou. Ce dernier, lui aussi, n’était pas le bienvenu à Timizart, selon des militants du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie qui ont pris part à la manifestation.

Les élus locaux ont convaincu les président des comités de villages, représentants les plus légitime de la population, à s’asseoir autour d’une table et mettre à plat le problème.

Il est exigé des autorités d’améliorer l’effectif en recrutant des médecins spécialistes, rénover la bâtisse, l’équiper par des moyens modernes et cela dans les plus brefs délais. Les responsables de la santé n’ont d’autres choix que d’accepter car les comités villages de Timizart ont menacé de durcir le ton.

Youva Ifarwen

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