Alerte à la salafisation de la Kabylie

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REVUE DE PRESSE (Tamurt) – Nous assistons actuellement en kabylie, à une montée sans précédent des pratiques inquisitrices, voyeuses et moralisatrices de la société profonde. Des gens, barbus et en kamis ont fait leur apparition dans certains villages, pour imposer leur diktat religieux, comme le faisaient, il ya peu, les terroristes, lors de leurs incursions dans les contrées reculées.

Point de musiques et tout doit étre conforme à la pratique rigoureuse des préceptes de l’islam, sous peine de se voir décrier et banni.
Il n ya pas longtemps, la kabylie est considérée par les islamistes et leur acolytes du régime comme une région non croyante et qu’il est de leur devoir de la soumettre et de la convertir.

De l’avis de certains amis, rencontrés à Tizi-Ouzou, autour d’un café « Ces pratiques, à la limite de l’entendement sont courantes dans notre région et les personnes qui nous viennent d’ailleurs, offensent et vexent nos anciens et proposent des sous aux jeunes pour les convertir, les enroler et les tirer vers « le droit chemin . Ce qui se passe chez nous est grave et si nous restons passifs, nous aurons sous peu, une kabylie talibanisée »

Dans certains villages, les fêtes de mariage et des circoncisions pratiquées selon les vieilles traditions ancêtrales, avec au menu « idhebalen » sont déclarés illicite et haram.
Même les rites de l’enterrement adoptés par nos aieux sont décriées par ces nouveaux arrivistes en kamis et qui à travers leur « fetwas » « leçons moralisantes » dans certaines mosqués, déclarent en susbstance, la non-conformité de nos vieilles tradition et les pratiques anciennes.

C’est à comprendre, pour ces salafistes qui interviennent sans scrupule, dans les moindres détails de la gestion des affaires de nos villages, avec des propos insidieux et acerbes, que même nos aieux étaient dans le tord et qu’ils sont tout bonnement bannis du paradis.

Ce qui est aussi anormal, c’est d’assister à la passivité des autorités pour traquer ces terroristes qui occupent des parties entières dans nos massifs et qu’ils emploient comme des zones liberées ou personne n’ose s’aventurer de peur de tomber nez à nez avec ces « nouveaux seigneurs des lieux ». Des mémoires entières, des habitations, des fontaines, des cimetières, de la terre fertile sont oubliés dans certaines contrées desertées de la kabylie meurtrie.

Ajouté aux kidnapings à répétitions, aux forêts kabyles impénétrables car elles sont semées de mines antipersonnelles, saux faux barrages dressés quotidiennement, à l’abondan quasi-totale économiquement de la kabylie et au hidjab, la décomposition et le démontellement affichés de la société kabyle s’accélere et risque de nous faire disparaitre.

A titre d’exemple, la pétition de mécontentement des habitants de la cité 75 logements des ouadhias, n’a jamais fait plier ni les autorités ni les barons qui ont aider au financement de la construction d’une grande mosquée dérangeante en plein cœur du quartier.

Alerte, le glas est sonné.