Algérie : déjà 11 candidats à la présidentielle du 18 avril

3
Croissant/Algérie
Croissant/Algérie

ALGERIE (TAMURT) – Déjà onze personnalités politiques ont retiré les formulaires liés à la candidature à la prochaine élection présidentielle prévue jeudi 18 avril 2019 en Algérie. Il s’agit de six candidats indépendants et de cinq candidats représentant de partis politiques agréés mais ne pesant rien dans la société à l’instar du « Front el moustakbal » de Abdelaziz Belaid, une formation politique microscopique mais qui joue bien son rôle.

Ce chiffre sera bien sûr revu à la hausse avant qu’il ne chute de nouveau une fois le travail colossal de collecte de signatures achevé. Ainsi, à peine la date des élections présidentielles annoncée officiellement que la course au retrait des formulaires en question a commencé. Il ne faut toutefois pas trop s’emballer ni se leurrer puisque ce semblant d’engouement n’a rien de sérieux et il s’estompera au fil des jours. Dans la majorité des cas, il s’agit de « candidats » fantoches dont certains sont devenus des abonnés à ce genre d’événements à l’instar de Rachid Nekkaz ou de Abdelaziz Belaid et même de Ali Benflis qui viennent d’annoncer d’ailleurs leur candidature. D’autres candidats à la candidature sont d’illustres inconnus alors qu’il y en a parmi eux des chargés de mission par le pouvoir pour camper le rôle tant convoité de lièvre en contrepartie du budget (se chiffrant à plusieurs milliards) conséquent qui est attribué à tout candidat dont la candidature est validée par le Conseil constitutionnel, une fois la mission de collecte des signatures achevée. Parmi les personnalités qui ont officiellement annoncé leur candidature, on retrouve l’ancien Premier ministre et ancien secrétaire général du FLN, Ali Benflis, qui, depuis qu’il a été remercié par Bouteflika, dont il était le chef du gouvernement, tente de se recycler vainement dans « l’opposition » sous la houlette d’un parti qu’il a dénommé « Talai el houriat ». Il y a aussi un ancien Général-major, dénommé Ali Ghediri, dont le commun des citoyens ne connait pas grand-chose et dont la candidature reste un mystère pour tout le monde. Certains observateurs, n’hésitent pas à affirmer, sans avancer la moindre preuve, qu’il s’agit du candidat d’un clan du pouvoir qui est en désaccord avec le clan de Bouteflika. Cette hypothèse reste au stade de la spéculation bien sûr. Il y a un certain Abdelaziz Belaid, chef du parti du « Front el moustakbal » qui ne pèse rien mais qui réussit tout de même et par miracle à « glaner » les signatures nécessaires pour devenir éligible. Les autres candidats ne sont pas connus et se présentent juste pour la forme et pour des dividendes évidentes afin de cautionner une élection jouée d’avance comme toutes les autres qui ont lieu en Algérie depuis l’indépendance.

Tarik Haddouche