Alors qu’il est réprouvé par toute la Kabylie, Hannachi s’accroche à son poste

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KABYLIE (Tamurt) – Celui qui occupe un poste de responsabilité en Algérie ne le quitte jamais. Il faut attendre sa mort pour pouvoir le remplacer. Il n’y a que le bon Dieux qui peut faire quelques choses pour les responsables Algériens pour déboulonner.

C’est le cas du président, plutôt de l’émir, de la JSK, Mohand Chrif Hannachi qui est responsable de ce club depuis 1978 et son président depuis 1990. Il ne veut plus quitter la présidence du club.

Il considère le club comme sa propriété privée. Un jour il n’a pas hésité à déclarer sur le plateau de la télévision qu’il peut acheter la moitié de la ville de Tizi-Ouzou ! Sic ! D’où lui vient donc tout cet argent ?

Le club phare de la Kabylie est devenu un club de quartier de la ville de Tizi-Ouzou. La JSK qui était jadis le porte-parole de toute une région ne brille plus.
Hannachi l’a réduite à un comité de soutien au président algérien A. Bouteflika.

Pour assurer sa pérennité à la tête de ce fameux club, il a d’abord éloigné tous les kabyles du club et il ne recrute pus dans la région. La JSK est composée même d’éléments islamistes et barbus.

Hannachi a pris le soin aussi de caresser dans le sens du poil le régime en place. Il soutien tous les gouvernements et tous les présidents qui passent. Il était le premier Kabyle à soutenir le général Zeroual en 1995 et le premier Kabyle à applaudir Bouteflika en 1999.

Hannachi peut même soutenir Droukdel si un jour ce terroriste arrive à prendre le pouvoir. Il peut marcher sur des cadavres pour préserver son trône.

Moh Chrif Hannachi possède même des mercenaires. Il paye une quarantaine de voyous qui travaillent à sa solde et sous ses ordres. Plusieurs personnes qui ont osé le critiquer ont été poignardées devant même les services de sécurité, sans que personne ne bouge le petit doigt.

C’est un véritable tyran. Pour les résultats de la JSK, ce n’est pas la peine d’en parler. Notre cher club joue pour le maintien depuis 5 ans. Il risque de finir un jour en deuxième division.

Même les supporteurs boudent le mythique stade du premier novembre de Tizi-Ouzou. Le nombre de personnes qui assistent aux rencontres de la JSK se comptent sur les doigts d’une seule main. Le pouvoir a réussi à ôter à la Kabylie le dernier symbole de fierté qui lui reste.

Youva Ifrawen

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