Après la création de l’Académie : Le Haut-Commissariat à l’Amazighité sera-t-il dissous ?

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Haut-Commissariat à l’Amazighité
Haut-Commissariat à l’Amazighité

TAMAZGHA (Tamurt) – Des voix de plus en plus persistantes laissent croire que la dissolution du Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA) n’est qu’une question de temps. En effet, elle surviendrait au lendemain de la mise en place de manière officielle de l’Académie algérienne de langue amazighe.

Avec la création de l’Académie, le HCA n’a plus de raison d’être surtout qu’il s’agit, depuis sa création, d’une institution fantoche et budgétivore dont la seule mission ressemble à bien des égards aux tâches d’une association culturelle, à savoir : organiser des expositions et des journées d’études. Le HCA, pour rappel, n’est pas une institution scientifique composée de spécialistes en mesure d’enrichir la recherche dans le domaine de la langue amazighe.

A commencer par Assad Si El Hachimi, le secrétaire général de cette institution, qui n’a aucun rapport avec la langue amazighe. Le fait que le poste de président du HCA demeure toujours vacant depuis le décès de Mohand Ou Idir Ait Amrane (le premier et dernier président de cette institution rattachée à la présidence de la République) montre que l’Etat compte lâcher cette structure après lui avoir confié la mission de camper le rôle d’une soi-disant institution ayant la mission d’œuvrer à la réhabilitation de l’amazighité.

 D’ailleurs, vingt-trois ans après la création du Haut-Commissariat à l’Amazighité, ce dernier n’a rien réalisé de concret sur le terrain, même pas un dictionnaire sérieux et de référence de langue amazighe. Il en est de même, concernant le bilan du Centre National Linguistique et Pédagogique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET) que préside un certain Abderrezak Dourari, qui veut présider l’Académie de la langue amazighe sans pouvoir articuler une phrase, correctement, en kabyle.

Tarik Haddouche