Après l’échec de la manipulation de la Kabylie, des décideurs essayent M’Sila

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M'Sila, mort d'un homme coincé dans un puits
M'Sila, mort d'un homme coincé dans un puits

M’SILA (Tamurt) – Tous les plans du clans du général Toufik et ses compagnons pour mettre le feu en Kabylie pour solder ses comptes avec le clan des Bouteflikas ont échoué. Ni les insultes de Naïma Salhi, ni le blocage des projets de Rebrab, ni les provocations contres le club de la JSK ni aucune autre manipulation n’a réussi à faire plonger la Kabylie dans le chaos comme en 2001. Les temps ont changé. L’émergence de la mouvance indépendantiste en Kabylie, qui domine d’ailleurs, a faussé les cartes aux décideurs, surtout ceux de l’ex-DRS.

Les décideurs ont même tenté l’emprisonnement de militants kabyles à Bgayet dans l’espoir de voir cette région de la Kabylie s’embraser pour permettre au clan de Toufik de se repositionner . En vain. Les Kabyles ont leur propre presse et la la presse du régime n’a presque aucun effet sur l’opinion publique en Kabylie. Les citoyens kabyles s’informent via les réseaux sociaux et toute tentative de manipulation est vite voué à l’échec.

De ce fait, il semble que les décideurs tentent pour la première fois de manipuler des citoyens à M’Sila. Des jeunes de cette ville semi-arabophone demandent, tenez-vous bien, « le départ du régime ». C’est la première fois qu’une telle revendication est exprimée en dehors de la Kabylie, (exception faite à Alger où une telle revendication a été portée par les Kabyles d’Alger).

A M’Sila, la mort d’un citoyen, dans un puits, s’est transformée en revendication de départ du régime. Un Scénario un peu à la Tunisienne de 2011. Qu’ils changent leur régime ou qu’ils le maintiennent, les Kabyle ne sont plus concernés par le « combat » des Algériens. La libération de la Kabylie du joug colonial algérien est le seul combat qui fédére toutes les forces politiques kabyle. Le reste c’est de la littérature, plutôt de la manip….

Ravah Amokrane