Attaques contre Matoub : Mokeddem répond à Naima Salhi

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Tayeb Mokeddem
Tayeb Mokeddem

KABYLIE (Tamurt) – Le député de Tizi Ouzou, Tayeb Mokeddem, a répondu aux attaques graves proférées par la députée islamiste et responsable d’un parti politique microscopique, Naima Salhi, visant Matoub Lounès. Pour l’instant, c’est la seule réaction officielle enregistrée jusque-là.

Le député Tayeb Mokeddem rappelle dans ladite réaction que la secrétaire générale du Parti de l’Equité et de la Proclamation et non moins députée, Mme Naïma Salhi, vient, encore une fois, d’alimenter son discours par une série de fadaises et fariboles « En effet, cette dame, invitée de l’émission « El hadith kiass » de la chaîne de télévision El Hayat TV, a déclaré ne pas reconnaître l’appellation « Imazighène ». Par ignorance ou par sadisme, la secrétaire générale du PEP, toute honte bue, dit ne reconnaître que l’existence de « Berbères » et, par conséquent, constitue le terme idoine pour désigner le peuple autochtone de l’Afrique du Nord », précise Tayeb Mokeddem. Ce dernier poursuit : « Il est difficile d’imaginer – car ce serait tellement lamentable – que cette femme politique ignore que le terme « Berbère » est la déviation du mot « barbare » lequel était utilisé par les légionnaires romains pour désigner le peuple amazigh d’Afrique du Nord. Et pour l’ironie de l’histoire, les Romains utilisaient sciemment ce terme « barbare » pour légitimer leur invasion des territoires numides car il était question dès lors de « civiliser » nos aïeux ».

Si Mme Naïma SALHI ignore cette vérité historique, c’est qu’elle est vraiment une péronnelle comme l’indiquent les observateurs politiques nationaux et bien d’autres gens d’académie, ajoute le député de Tizi Ouzou. « La deuxième bourde de la première dame du PEP au cours de cette même émission animée par Mustapha Kessas est son refus de se prononcer sur la personnalité, dans toute sa dimension, de feu Lounès MATOUB. Mme Naïma Salhi a plutôt suggéré une piste diabolisant l’un des plus grands artistes qu’ait enfantés l’Algérie. Et comment ! Elle a affirmé qu’il était un produit « fabriqué » par le pouvoir politique algérien. La secrétaire générale du PEP et non moins députée a poussé l’outrecuidance jusqu’à porter atteinte à la mémoire d’un artiste », ajoute Tayeb Mokeddem. Ce dernier explique que de telles méconnaissances (concernant la grandeur de Matoub) ne doivent certainement pas faire honneur à une personne s’étant investie dans le champ politique : toujours est-il cependant que la secrétaire générale du PEP semble trouver son compte en s’attirant les médias même en leur servant des inepties et l’invective. « Après avoir déclaré à cor et à cri son refus catégorique de laisser sa fille apprendre tamazight, voilà qu’elle récidive dans la provocation en déclarant ne pas reconnaître l’appellation « Imazighène ».

Aussi, il est vraiment à se demander si Mme Naïma Salhi a fait des études ? Car, à l’analyse et constat de ses déclarations publiques, dont le contenu est d’une flagrante tare intellectuelle, on peut légitimement soupçonner qu’elle n’a pas eu la chance de fréquenter longuement les bancs d’école ni d’avoir croisé sur son chemin des esprits saints. Sinon, elle aurait cessé depuis longtemps ses tentatives à l’Icare. Je relève enfin que Mme Naïma Salhi est tenue, une bonne fois pour toutes, d’avoir à l’esprit qu’en prononçant souvent des balourdises en sa qualité de première responsable de parti et de députée, elle risque de ne plus trouver, ne serait-ce que pour un numéro de vaudeville, quelque consommateur », conclut le député Tayeb Mekeddem.

Tarik Haddouche