C’est un ministre et conseiller de Bouteflika qui supervisera la présidentielle !

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Mohamed Charfi
Mohamed Charfi

ALGERIE (TAMURT) – On prend les mêmes et on recommence, c’est le message que semble vouloir transmettre le pouvoir algérien actuel en faisant appel à des responsables politiques ayant tous pris part au règne de Abdelaziz Bouteflika. Après Karim Younès, c’est au tour de Mohamed Charfi d’être rappelé aux affaires.

Et quelles affaires ! Mohamed Charfi a été désigné à l’unanimité, ce dimanche, président de l’Autorité « indépendante » des élections. Il s’agit d’un enfant du système qui, de surcroit, fût ministre à deux reprises sous le règne du dictateur Abdelaziz Bouteflika. Qui est Mohamed Charfi ? Après une longue carrière dans le secteur de la justice, Mohamed Charfi a été nommé par Abdelaziz Bouteflika en 2002, au lendemain du printemps noir de Kabylie ayant fait 126 martyrs, ministre de la Justice et conseiller du président de la République. Mohamed Charfi a été donc ministre sous le gouvernement de Ali Benflis dès 2002. Le même Mohamed Charfi a été rappelé aux affaires par le même Abdelaziz Bouteflika puisqu’il a été encore une fois nommé ministre de la Justice en 2012, en plein troisième mandat anti-constitutionnel de Bouteflika qui avait changé la Constitution rien que pour pouvoir rester au pouvoir à vie.

Mohamed Charfi avait accepté volontiers de siéger dans un gouvernement anti-constitutionnel dès lors qu’il s’agissait d’un exécutif nommé et travaillant sous l’autorité d’un président ayant violé la Constitution qui lui limitait le pouvoir à deux mandats seulement, conformément à la Constitution de 1996.  De 2009 à 2012, Mohamed Charfi a été conseiller de Abdelaziz Bouteflika. Avec un aussi riche-CV pro-Bouteflika, Mohamed Charfi revient aux affaires pour piloter le passage de l’ère noire de Bouteflika à une nouvelle étape « radieuse »  visant à rompre avec l’époque du même Bouteflika ! Allez comprendre quelque chose.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. ils n’ont aucune solution.
    ils ne réalisent même pas
    que nous ne sommes plus dans les années 1970
    sous la dictature du vil boukhrouba.

  2. Avec ca, Ils ont vraiment du toupet de parler d’elections propres et indepedantes. Meme le bourricot de Oued Ouchayah comprendras que c’est une maguouille du systeme

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