Coordinateur de l’action diplomatique du Conseil de Transition de l’Etat de l’Azawad : Moussa Ag Attaher privé de son passeport par le Mali

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AZAWAD (Tamurt) – L’Etat Malien et l’Algérie font tout pour écarter les représentants de l’Azawad, – vrai représentant de la population qui prône la démocratie et la laïcité-, dans ce qu’ils appellent une solution pour la crise nord malien. Ceci arrive au moment où ces deux Etats privilégient et négocient avec l’organisation terroriste Ançar Dine qui n’est autre qu’un tentacule d’Al qaïda qui applique déjà la Charia dans ce vaste territoire de l’Azawad. Ce déni envers le peuple de l’Azawad s’exprime aussi autrement que celui d’ignorer ses représentants mais surtout en exerçant des pressions d’un autre genre comme celle qui consiste à priver Moussa Ag Attaher, Coordinateur de l’action diplomatique du Conseil de Transition de l’Etat de l’Azawad (CTEA) en Europe, de son passeport.

Le concerné a vivement dénoncé cette décision. Dans une déclaration rendue publique, il n’a pas hésité à qualifier les responsables du Mali de « voyous ». « L’État voyou du Mali vient d’annuler mon passeport pensant réduire ainsi ma capacité de mouvement ! Il oublie seulement une chose : je suis un nomade et ni personne, ni aucun État ne peut réduire ma mobilité ! », écrit-il. Moussa Ag Attaher, connu pour sa maitrise de la diplomatie moderne, a réagit avec toute lucidité. Il se réjouira de déclarer que le fait qu’il soit privé de son document de voyage est une reconnaissance involontaire par les dirigeants maliens de l’Etat de l’Azawad. « Le Mali me rend ainsi un service. Il reconnait de fait que je suis Azawadien ! vive l’État de l’Azawad libre et indépendant», peut-on lire dans sa courte déclaration. Il na pas caché sa détermination à continuer sa lutte pour l’indépendance totale du peuple Toaureg. « Je défendrai l’Azawad même à la nage s’il le faut !
La lutte ne fait que se préciser et elle continue de plus belle ! »

De leur côté, face à la campagne de l’intox et de la désinformation menée par Alger et le Mali, le Conseil de Transition de l’Etat de l’Azawad (CTEA) ainsi que le Mouvement National pour la libération de l’Azawad (MNLA), ne sont pas restés les bras croisés. Ils mènent un travail de fourmis pour éclairer l’opinion internationale sur la réalité du terrain et surtout la décision grave de prendre par l’Algérie l’organisation terroriste d’Ançar Dine comme seul interlocuteur dans la crise du Mali. Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) dément formellement l’information selon laquelle des négociations sont engagées avec le groupe terroriste Ançar Dine. Depuis mai dernier, nous avons posé deux préalables à nos discussions avec Ançar Dine, à savoir : l’abandon de l’application de la Charia et la rupture totale et officielle avec AQMI ».

A ce sujet d’ailleurs, Mohamed Ag Aharib a déclaré au quotidien francophone algérien El Watan, dans sa livraison d’aujourd’hui que l’organisation se démarque du MUJAO. Pour cette décision, « ce sont les Burkinabés et les Algériens qui nous ont demandé de la faire », a ajouté ce même responsable terroriste. Une manière juste de faire croire aux occidentaux qu’ Ançar Dine n’est pas un mouvement terroriste. D’ailleurs, Alger a sacrifié ses diplomates pris en otages par les terroristes au nord du Mali depuis plusieurs mois. Le gouvernement algérien ne cherche plus après ses représentants en séquestration juste pour favoriser un dialogue et des négociations avec les groupes islamistes.

Izem Irath