Daïra d’Ath Douala – Grève des transporteurs de voyageurs pour protester contre la concurrence déloyale et l’insécurité

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Pour la journée d’hier, 27.12.2011, ce sont les transporteurs de voyageurs de l’ensemble de la daïra d’Ath-Douala qui ont observé une journée de débrayage pour protester contre la concurrence déloyale que leur font subir des rivaux clandestins, l’insécurité qui règne en maîtresse absolue au niveau de leur aire de stationnement principale de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou), sise exactement à la sortie sud-est de la ville de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzoua), ainsi que l’aménagement de cette dite aire de stationnement.

Et en sus de leur mouvement de grève d’une journée, les protestataires ont demandé audience au wali lequel les a reçus pour discuter autour de la table de l’ensemble de la problématique. A l’issue de cette discussion, le premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou), avons-nous appris, s’est engager à donner entière satisfaction à ses interlocuteurs. Ceux-ci, forts de leur expérience sur les engagements de l’administration qui n’ont pas plus de crédibilité qu’un mythomane, ont averti leur vis-à-vis que si rien de concret ne vient d’ici la fin de cet hiver, la grève sera dès lors illimitée et que « chacun assume ses responsabilités /».

Sur le plan sécuritaire, l’aire de stationnement des fourgons de la daïra d’Ath-Douala est loin d’être citée comme bon exemple. A titre de rappel, à l’automne dernier, l’endroit a été ciblé par un attentat à la bombe. Par son isolement total, l’endroit est également prisé par les voyous et autres parias de la société. Les femmes sont naturellement les premières à faire les frais de ce climat d’insécurité.

Le second point faisant grand défaut est l’absence de toute commodité dont a besoin l’être humain. Pour faire une miction, il faut trouver refuge dans quelque bosquet alentour ou forcer sa vessie à la contenance. Dans les deux cas, les voyageurs sont mis dans l’embarras. Et, encore une fois, ce sont les femmes qui sont les plus touchées.

Le dernier point et qui, celui-là touche directement les transporteurs, est cette concurrence que leur livrent sans merci les transporteurs clandestins. Ceux-ci n’ont aucune charge à leur actif excepté les frais de carburant et autres dépenses que nécessitent leurs véhicules.

Toutefois, la neutralité des clandestins peut se révéler extrêmement difficile, voire impossible. Car, en général, ils donnent quelque chose en contrepartie de leur piétinement de la réglementation des transports. La règle est connue depuis des lustres : derrière chaque clandestin se cache un indicateur et un mouchard. C’est contre ce service « précieux » que les autorités compétentes ferment les yeux les actes hors-la-loi de ces transporteurs travaillant au noir.

Notons enfin que le nouveau plan de circulation décidé par l’administration a été dicté par de gros intérêts du Milieu, c’est-à-dire la mafia régionale dont les ramifications se prolongent jusqu’à Blida en passant naturellement par l’Algérois. La gestion des parkings dans la ville des Genêts enseigne suffisamment sur les longues et puissantes tentacules de la mafia qui reste, comme le veut la tradition et l’exige la situation, anonyme. Elle est plus exactement une sorte d’Arlésienne. On la sent présente à tout moment mais on ne la voit jamais. Parmi la mafia de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou), figurent des fonctionnaires, des commerçants, des politiciens, etc. Le mafioso qui se présente publiquement le jour manifeste des manières d’un gentleman. Ce n’est qu’à la tombée du soir que les « honnêtes et braves fonctionnaires » se transforment en « tigres féroces ».

Dans le Milieu, l’oreille et l’œil curieux peuvent découvrir et comprendre un tant soit peu le fonctionnement réel de certains mécanismes de la vie économique et sociale imposée à la plèbe.