De nouvelles émeutes éclatent à la Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou

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Au moment où nous mettons sous presse, les policiers, armés de leur attirail habituel, tentent de disperser les jeunes en colère à coup de bombes lacrymogènes tandis que l’autre camp, armé seulement de courage et du sentiment de justice, riposte par des jets de pierres.

Cependant, force est de reconnaître que certains jeunes gens lancent des pierres avec une telle puissance qu’on dirait qu’ils sont armés de frondes. Le projectile, ainsi lancé, peut devenir mortel si son destinataire le reçoit dans une partie sensible du corps. Ainsi, l’administration a préféré la méthode musclée. C’est bien curieux. De tels procédés réprimés par la morale et l’esprit moderne sont toujours utilisés contre les simples citoyens. Le vieux brave homme par qui tout est arrivé a construit sa maisonnette sur sa propre terre. Des papiers officiels le certifient.

Mais à qui profite cette politique d’iniquité et, surtout, à quelle fin l’utilise-t-on? Les responsables de la débâcle foncière à Tizi-Ouzou se pavanent dans les rues de Tizi-Ouzou sans la moindre inquiétude. Tous sont devenus milliardaires. Ils ont même osé s’octroyer le titre « dignitaires ».

Les portes des institutions qui sont de tout temps fermées aux simples citoyens leur sont constamment ouvertes. Ils entrent dans les bureaux des fonctionnaires comme dans un moulin. Cette situation, loin d’être flatteuse, est connue de tout le monde. Même les hiérarques de l’administration d’Alger ne l’ignorent pas. Ces dignitaires de la 25e heure sont même sollicités pour des conseils sur la démarche à appliquer vis-à-vis des citoyens.

C’est aussi pour cette raison que quand l’injustice devient insupportable, les jeunes font recours à ce qui leur semble le mieux payant quitte à risquer leur liberté, voire leur vie. C’est le cas de le dire puisque certains d’entre eux se mettent torse nu pour entrer en plein dans la bataille.

Et cette fois-ci, les émeutes risquent de se propager vers d’autres quartiers de la ville. Nous reviendrons sur le sujet dans notre prochaine édition.

S.T