Football algérien, une équipe de 2 Mondes apatrides

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Cette profession de foi, on l’a entendue tout au long du parcours de l’équipe algérienne de football de la bouche de tous les commentateurs sportifs de chaines de TV et radios publiques, des responsables du gouvernement, de la FAF et même de certains joueurs, acteurs inconscients, de la dépersonnalisation méthodique de leur pays depuis 1962. Ce genre de propos font de l’Algérie, aujourd’hui, un pays vassal des rois et émirs du Golfe sous l’oeil bien-veillant de Bouteflika et de son clan.
Intrinsèquement, les joueurs ont démontré des qualités techniques indéniables. Mais Instrumentalisés à outrance, ils sont devenus, à leur corps défendant, les babioles d’une volonté politique de standardisation arabo-intégriste.

Car, outre les effets fournis par leur équipementier Puma, la délégation algérienne s’est prémunie du mauvais sort que les Juifs et les Croisés leur préparent sournoisement par le renfort d’un charlatan d’imam avec pour mission d’édicter et surveiller la conduite morale des joueurs et surtout de montrer leur religiosité avec ostentation. Ainsi fut fait à chaque but marqué sauf pour le dernier contre l’Allemagne au moment où l’on s’est rendu compte que les incantations ne comptent pas en compétition sportive pas plus qu’ailleurs.

Certes, bien des joueurs de différentes équipes se signent de la croix en entrant en jeu ou en marquant un but. Il n’est pas question de s’immiscer dans leur croyance ; mais que nous sachions, aucune d’entre elles ne s’est affublée d’un prêtre ou d’un rabbin pour adouber spirituellement le moral des troupes. Les jours d’après, la presse algérienne salue la défaite contre l’Allemagne comme un exploit. Selon El Watan, on prépare « un accueil spécial et bain de foule pour les Verts ».

Cette capacité de transformer une défaite en victoire et le commun de la pensée arabo-islamique. En 1982, alors que les divisions d’Ariel Sharon ont obligé les troupes palestiniennes à quitter le Liban, leur chef, Yasser Arafat du pont du bateau qui l’emmenait à Chypre revendiquait avec un large sourire la victoire.
Interrogé par un journaliste de télévision, qui lui demandait le sens de la posture d’Arafat, Ariel Sharon a répondu : « des victoires comme ça, je suis prêt à lui en concéder une par jour ».

Pour revenir au sujet, à la veille du dernier match de l’équipe des 2M, le 29 juin, le jeune mozabite Aouf Yassa, 17 ans, est assassiné par des Arabes dans le Mzab. Aucun officiel ne s’est prononcé sur ce drame qui n’a pas ému grand monde en dehors de sa région natale et qui porte à 9 le nombre d’assassinats perpétrés dans la région, pour des raisons religieuses. L’esprit était ailleurs.
Que pèse en Algérie la vie d’un jeune mozabite de 17 ans devant « El Khadra » ?

Tant que l’Algérie continue à se renier, à refuser la liberté aux peuples enfermés de force sur son territoire, les défaites, dans tous les domaines, ne feront que se succéder.
Elle ferrait mieux, pour être conforme à sa constitution, d’intégrer l’Asian Football Confédération (la Confédération asiatique de football) pour ainsi représenter les Arabes, les musulmans et autres. Comme le fait Israel, mais pour d’autre raisons, géographiquement lié aux pays arabes, mais qui joue dans l’Union des associations européennes, et non dans la Confédération Asiatique de Football.

Tisent Akli
Asif n At Aysi