Forces politiques et citoyennes en Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – Dans l’appel à la marche pour la commémoration du 30ème anniversaire du Printemps amazigh lancé par le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie RCD, nous remarquons fort bien que pas le moindre mot n’a été réservé aux événements tragiques d’avril 2001 communément appelé Printemps noir.

– Pourquoi donc cela ? Est-ce à comprendre que le parti du Dr SADI néglige l’histoire contemporaine ou tout simplement considère-t-il les affrontement sanglants de 2001 en Kabylie comme un simple fait de l’histoire ? Assurément non.

– La famille politique du RCD n’a pas la mémoire courte et ne méprise pas non plus les événements tragiques du Printemps noir. Quand nous nous sommes approchés du bureau régional RCD de Tizi-Ouzou pour avoir une explication sur état de fait, son président, en l’occurrence M. Hamid MAAKNI, nous a déclaré que concernant les événements d’avril 2001, ça fait 10 ans que son parti en parle et, par conséquent, seriner sur le même sujet ne sert à rien. « Nous avons exigé le jugement des auteurs de tous les assassinats commis contre les jeunes de la Kabylie », affirme notre interlocuteur.

– Nous inscrivons notre combat contre l’impunité et la corruption », précise encore le président du BR-RCD de Tizi-Ouzou avant de rendre hommage « à tous les martyrs du Printemps noirs et les martyrs de la démocratie ».

– En somme, la lecture à faire est toute simple : le RCD ne reconnaît plus l’existence du Mouvement citoyen des aârchs suite à leur divorce fait dans la violence en avril 2004, soit juste après l’annonce du parti du Dr SADI de sa volonté de participer aux élections présidentielles. En effet, au cours de ce printemps 2004, les deux camps se sont échangés des jets de pierre au niveau du carrefour le Djurdjura. N’était-ce les forces de l’ordre fortement présentes sur le terrain et qui ont veillé à se positionner entre les deux antagonistes, le pire serait arrivé.

– A présent donc, la famille politique du RCD semble bien faire la distinction entre les jeunes gens qui ont offert leurs poitrines nues aux balles meurtrières des gendarmes et ceux ayant prétendu représenter les intérêts des aârchs.

De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine 

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